Beaucoup de travaux ont lieu dans la vallée de Ceillac, certains sont achevés (lit du Mélézet, plateforme de retournement), d'autres sont en cours (domaine alpin, avec une avance de 3 semaines sur les prévisions.) ou en passe de démarrer (assainissement)...

L'objectif de cette page est d'expliciter la raison de ces travaux, leur nature et leur état d'avancement. Elle permettra de compléter la note qui est diffusée par la commune à l'attention des visiteurs.

Pour des précisions supplémentaires, n'hésitez pas à poser des questions sur la tribune libre...

 

PETIT RAPPEL HISTORIQUE

* 1965-1970 : création de la station

Philippe Lamour, président de la commission nationale de l'aménagement du territoire, est élu maire de Ceillac. Avec le concours de la population, il créera les infrastructures nécessaires pour le renouveau du village…

 

Le conseil municipal lance un programme de grands travaux, avec notamment la construction d'un télésiège et de 3 téléskis, qui remplaceront avantageusement le fil-neige de l'Ubac (1957) et des téléskis construits en 1963-1964 (Rouites et Mélézet).

Ceillac s'organise, s'équipe et aménage pour accueillir les touristes ; hôtels, locations meublées, gîte, bureau d'accueil, école de ski, sentiers de randonnée… sont créés.

Premier fil-neige à Lourette

Ancienne piste des Rouites

 

Le terrassement était réalisé à la pelle et à la pioche....

Utilisation d'un cable de service pour monter béton et pylônes.

 

Les travaux entamés en septembre s'achèveront en janvier.

Première chenillette.

 

Les voitures se garaient au départ même du télésiège.

Gare d'arrivée avec, en arrière-plan, le snack Girardin.

 

2005 : MISE À NIVEAU DU DOMAINE ALPIN

Maître d'ouvrage : Syndicat Mixte (Conseil Général des Hautes-Alpes et 8 Communes du Queyras)

Coût : 7,5 millions d'€uros supportés à 90 % par le Conseil Général (via le Syndicat Mixte) et à 10 % par la Commune.

* DOMAINE BAS

Objectif : Remplacer les 2 anciens téléskis du domaine bas par 2 téléskis à enrouleur en modifiant leur tracé pour un parcours plus rectiligne, dans la pente, et en décalant, de fait, les pistes afférentes de descente pour éviter les croisements accidentogènes (intersections avec les pistes noire et rouges de retour).

Démontage des anciens téléskis.

Démontage de la gare de départ du télésiège.

 

Héliportage du béton pour les semelles et les piliers des ancrages.

Semelle, pilier et pylônes du petit téléski.

Les pylônes sont maintenus par des trépieds métalliques enterrés. Seules les stations de traction et de tension, au niveau des gares, utilisent des semelles et des piliers en béton, eux aussi ensevelis.

L'hélicoptère est utilisé pour des raisons évidentes d'accès et afin de couler le béton dans les 3 heures qui suivent sa fabrication (impératif pour conserver une qualité idoine).

Visualisation des anciens (orange) et des nouveaux parcours (rouge) des téléskis qui n'engendreront plus de croisements dangereux.

 

* TÉLÉSIÈGE

Objectif : Remplacer le vieux porteur à pinces fixes, âgé de 38 ans et bientôt hors normes (2007), par un télésiège 6 places débrayable accessible au plus grand nombre (piétons, skieurs débutants, personnes à mobilité réduite, skieurs expérimentés…).

Route d'accès des engins.

Terrassement pour la gare d'arrivée.

L'hiver, la route d'accès, qui emprunte une piste forestière existante modérément élargie, offrira une possibilité de retour pour les skieurs moyens.

Vérification de la qualité du béton avant coulage.

Coulage de la semelle de la gare d'arrivée.

 

Coffrage de la semelle et du pilier du pylône 6 (9 pylônes au total).

Après décoffrage et avant enfouissement.

 

Le temps imparti pour réaliser le coulage du béton étant des plus réduits, l'hélicoptère se doit d'effectuer des rotations très courtes avec des parcours raccourcis imposant des figures spectaculaires...

Tracés de l'ancien (orange) et du nouveau télésiège (rouge) et espace de la gare d'arrivée en cours de montage.

Le tracé choisi du télésiège impliquant la présence de quelques pylônes sur la piste de Ban Buisson, cette dernière a été reprofilée pour une meilleure sécurisation et un agrément en hausse. Elle ne présentera plus un parcours rectiligne mais comportera deux nouvelles courbes permettant de laisser sur le bord de la piste les pylônes concernés grâce à des travaux de talutage et de déroctage.

Les tirs de mine ont permis de libérer un espace conséquent pour la gare d'arrivée. Les skieurs pourront emprunter directement la piste noire et les regroupements seront possibles sans contrarier le flux des skieurs venant de la piste bleue.

Après assemblage au sol des têtes de pylône, un hélicoptère Super Puma a été utilisé pour la pose in situ. Cet hélicoptère de la compagnie Helog-Heliswiss est le seul en Europe à pouvoir transporter des charges allant jusqu'à plus de 3,5 tonnes grâce à sa biturbine développant 3500 chevaux et consommant la bagatelle de ... 600 litres de kérozène à l'heure.

En 1 h 16, avec des conditions idéales (beau temps, absence de vent, air frais augmentant la portance) l'ensemble des pylônes a été posé, chacun se composant de 3 parties et nécessitant 3 rotations.

Beaucoup de monde était présent sur les lieux pour assister à la manoeuvre, des plus spectaculaires et menée de main de maître.

 

Assemblage de la gare de départ.

Assemblage avancé de la gare d'arrivée.

L'assemblage des gares de départ et d'arrivée est, au 18 août, en voie d'achèvement. Il ne sera plus nécessaire d'emprunter un téléski pour accéder à la gare de départ, celle-ci se situant au niveau des anciens parkings.

La partie la plus visible du chantier est achevé mais il reste encore beaucoup de travail avec notamment la pose du cable, qui interviendra fin août-début septembre, l'ensemble des réglages et la finition du chantier (végétalisation, concassage...).

 

* NEIGE DE CULTURE

Objectif : Pouvoir enneiger artificiellement l'intégralité de la piste noire, une portion de la piste bleue et améliorer l'enneigement du domaine bas (soit 8 hectares). Pour ce faire, construire une réserve collinaire qui permettra d'effectuer 3 campagnes d'enneigement dans l'hiver, avec, à chaque fois, une couverture de 30 cm (en 3 à 4 jours suivant la température).

La réserve est construite aux prés Girardin, en contrebas du snack du même nom. D'une surface de moins d'un hectare, elle aura un volume utile d'environ 19.700 m3.

Après le terrassement, une bâche sera posée et soudée et une pompe installée au fond. Cette pompe sera reliée à de puissants compresseurs (situés dans le local technique) qui enverront air et eau pulsés dans les perches (en bord de pistes) via des tuyaux enterrés tout au long des pistes.

En septembre, interviendra la phase de finition qui comprendra, entre autres, la pose d'une barrière de sécurité de type montagne en bois et la revégétalisation.

Il va de soi que la construction d'une telle réserve est soumise à des autorisations multiples de la DDAF (Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt), du Parc Naturel Régional du Queyras, de l'agence de l'eau… qui évaluent, notamment, les impacts environnementaux de ce projet dont l'instruction date de début 2004.

Premiers terrassements.

Chantier au 15 août.

Les travaux d'enfouissement des tuyaux (air + eau) et des socles, placés en bordure de piste, sont conséquents et nécessitent parfois des tirs de mines.

En septembre, seront réalisés un concassage fin ainsi qu'une révégétalisation des pistes concernées afin de minimiser l'impact paysager.

 

Au 17 août, les travaux de terrassement de la réserve collinaire et des conduites sont quasi achevés. La bâche d'étanchéité de la réserve sera mise en place et soudée à la fin du mois.

 

* PASSERELLE

Objectif : élargir la passerelle et sécuriser son franchissement avec la constitution d'ne courbe à grand rayon en entrée pour réduire la vitesse et quelques travaux de terrassements en sortie pour une meilleure continuité de la piste. Il reste uniquement, à ce jour (17 août), à mettre en oeuvre les travaux de finition.

 

2005 : AUTRES TRAVAUX

* LIT MÉLÉZET

Les travaux sont prescrits par l'Etat. Après l'endiguement de la rive droite réalisé l'an passé, il était nécessaire de compléter la protection contre les inondations par un façonnage complet du lit du torrent du Mélézet dans sa partie basse, avant le confluent avec le Cristillan.

Le lit majeur (lit occupé par le cours d'eau en cas de crue) constitué et endigué devrait permettre de contenir l'épandage des eaux de crue et préserver la vallée, et, particulièrement, le camping municipal, de toute inondation potentielle.

Après le gros oeuvre achevé début juillet, un travail de finition a été réalisé avec un concassage fin suivi d'une revégétalisation.

Au final, le lit majeur obtenu constituera, un parcours des plus agréables pour les promeneurs, skieurs de fond ou encore les VTTistes.

Maître d'ouvrage : Commune

Coût : 28.000 €uros subventionnés à 80 % par le Conseil Général et la Région (participation de la Commune : 20 %)

 

* PLATE-FORME DE RETOURNEMENT

Objectif : Offrir la possibilité aux véhicules lourds (chasse-neige, camions de livraison ou de collecte de déchets, engins pompiers…) d'effectuer un demi-tour au hameau du Pied du Mélézet.

Maître d'ouvrage : Commune

Coût : 50.000 €uros subventionnés à 50 % par le Conseil Général (participation de la Commune : 50 %)

Terrassement.

 

Mise en place des blocs et ajouts de remblais et de terre végétale.

 

Enrobage de la plate-forme.

 

Aspect quasi final avant mise en place de la barrière de bois et végétalisation des talus.

 

* ASSAINISSEMENT

Objectif : Doter Ceillac, situé au cœur du Parc Naturel Régional du Queyras, d'un assainissement qui préserve la qualité de l'eau avec, entre autres, l'arrêt de rejets directs dans les cours d'eau.

Construire pour cela un collecteur général (du Mélézet à la Viste) qui recueillera l'ensemble des eaux usées et sera connecté à une station d'épuration qui sera bâtie en aval du village sur le Cristillan, dans un secteur limitant au maximum l'impact environnemental.

Les travaux commenceront à l'automne et devraient s'achever fin 2006.

Maître d'ouvrage : Communauté de communes du Queyras

Coût : 2 millions d'€uros subventionnés à 80 % par le Conseil Général, la Région, l'État et l'Europe (participation de la Commune : 20 %)