EVENEMENTS PONCTUANT LA VIE DE L'ECOLE

année 2006~2007

ATELIER CONSTRUCTION DE BIOLON

Le Queyras est assez enclavé et se rendre au Musée Départemental, distant de 80 km, est compliqué et d'un coût non négligeable. Aussi, le Musée a-t-il décidé de proposer aux écoles du Queyras une animation musicale sur site.

Cette animation comprenait un spectacle humoristique "Homo Violonicus" et un atelier fabrication de "biolons", les deux étant notamment assurés par Olivier Richaume, artiste violoniste-comédien. (voir son site, violoneries.com)

Le spectacle, mêlant humour, musique et histoire, a été vivement apprécié par les enfants. Ces derniers n'en étaient que plus impatients de passer à la phase de fabrication du biolon intervenue après une présentation du violon et de quelques instruments originaux...

 

Présentation du violon et de ses cousins les biolons

Quelques biolons, clones de violon à base d'éléments récupérés...

 

Olivier fait chanter les clous plantés sur une planche ou même une scie.

 

Autres variations de biolons qui remplissent parfaitement leur rôle d'instruments de musique.

 

Construction d'un biolon

Hier, à l'école, nous avons construit, avec Olivier, un violon en utilisant simplement un boîte métallique, du fil de pêche, un tube de PVC, 2 cordes, quelques vis... Si vous voulez en faire un à votre tour, voici comment faire.

Pour le manche, coupez un tube de PVC (Ø = 20mm) de 37,5 cm de long. Ébavurez les extrémités avec du papier de verre. Puis, pour les chevilles, percez en haut du manche 2 trous que vous ajustez avec une queue de rat.

Ensuite, au niveau des trous, percez une fenêtre pour le passage des cordes et placez les chevilles. Faites 2 petits trous en bas du tube pour faire passer les cordes.

Puis, taillez, avec une pince coupante, 2 échancrures de 20 mm dans la boîte et dans le couvercle pour faire passer le manche. Passez les cordes dans les petits trous du manche, tirez-les jusqu'aux trous des chevilles et tendez-les en tournant les chevilles.

Pour l'archet, coupez un tube de PVC (Ø = 15mm) de 37,5cm. Faites un trou à chaque extrémité et vissez dedans une petite vis. Après, creusez 2 encoches à chaque bout du tube. Faites un nœud autour d'une vis et 10 tours avec le fil de pêche. Pour faire tenir le fil, nouez une dernière fois le fil autour de l'autre vis.

Ensuite, coupez une rondelle de bouchon (épaisseur 15mm) et pratiquez 2 encoches avec une queue de rat. Puis, placez cette rondelle entre le tube et les cordes de l'archet de façon à bien tendre le fil. Poncez celui-ci avec du papier de verre et passez dessus de la colophane (résine) pour que les cordes soient accrochées et vibrent bien.

Pour finir, placez un petit trapèze en bois entre les cordes et le couvercle qui servira de chevalet.

Maintenant, il ne vous reste plus qu'à accorder l'instrument et à jouer...

 

COLPORTEUR

Jacques Gilabert, alias le Père Jacques, colporteur, parcourt depuis de nombreuses années les régions de France. Il glane auprès des anciens les témoignages de vie, la particularité de certaines traditions ou métiers souvent disparus. Puis, il colporte, en tenue d'époque avec sa hotte aux mille objets sur le dos, son savoir recueilli auprès de tous et particulièrement des jeunes générations par des textes de sa composition, contes ou véritables poésies.
Il nous a fait le plaisir de nous rendre visite à l'école et de nous raconter le métier de colporteur tel qu'il était pratiqué autrefois. Voici le petit résumé qu'ont fait les enfants de la classe des grands...

Le colporteur était un marchand ambulant, qui allait à pied de village en village, vendre ce que contenait sa lourde hotte (environ 30/40 kg) : mercerie, couteaux, petits jouets, montres, verroterie, lunettes… souvent plus de mille objets au total. L’étymologie du mot colporteur vient du fait qu’il portait sa charge sur le col, le cou.

Le colporteur était un montagnard qui quittait sa famille en automne, souvent très nombreuse, quand le travail agricole était terminé à cause de la neige. Il revenait au printemps avec le produit de sa vente.

Il cheminait le plus souvent à pied mais parfois il était pris à bord d’une charrette par un paysan compatissant. Il avait un chapeau pour se protéger du soleil et du froid, un bâton aux usages multiples et des grelots sur sa hotte qui annonçaient sa venue aux paysans mais aussi aux chiens, pas toujours très accueillants. Il possédait une lampe constituée d’une bougie et d’une loupe. Il arrivait qu’il soit dévalisé par des voleurs et même ses propres collègues.

Quand il avait faim, il puisait dans son sac qui contenait du pain, du jambon, du saucisson ou d’autres salaisons. Quelquefois, il mangeait des truites, pêchées à la main ou un lapin attrapé au collet. S'il avait bien travaillé, il pouvait s’offrir un bon repas à l’auberge. De temps en temps, les fermiers qu’il visitait l’invitaient à leur table mais bien souvent, il dormait à la belle étoile, à l’abri d’un arbre, d’une haie ou d’un rocher. Quand il pouvait dormir dans les granges, il se devait de déposer briquets et allumettes sur la table de son hôte.

Le colporteur était aussi très attendu car il colportait les nouvelles qu’il glanait au cours de ses périnigrations, à une époque ou il n’y avait ni télévision, ni radio ni presse largement diffusée.

Ce métier saisonnier difficile a été pratiqué jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, quand les magasins se sont multipliés avec l’amélioration des transports et notamment de l’automobile.

Colporteur de l'Oisans, spécialisé dans la vente de graines.

 

PISTOUFLON

Mi-janvier, alors que nous faisions un concours de la plus grosse boule de neige, nous avons eu l'idée de fabriquer un grand bonhomme de ... neige.

Nous avons empilé quatre grosses boules, une pour la tête, une pour le thorax, une pour le ventre et une pour les pieds. Ensuite, nous avons taillé les bras et les pieds avec un pic à glace, un piolet et une scie. Nous avons utilisé, pour finir, des pommes de pin pour les yeux et les boutons, une carotte pour le nez et les branches du sapin de Noël pour les cheveux.

Notre bonhomme de neige que nous avons baptisé "Pistouflon" restera jusqu'au printemps dans la cour. Il pourra ainsi surveiller les enfants pendant la récréation...

Dorian taille les pieds avec un piolet.

 

STAGE DE CIRQUE: Le cirque, c’est super !

Au mois de novembre, tous les enfants de notre classe (CE1 au CM2) ont participé à un atelier cirque avec Rémi, un artiste professionnel qui travaille à Guillestre et à l’école du Cirque de Lyon.

Chaque semaine, Rémi avait organisé différents ateliers : jonglerie et acrobatie notamment.

En jonglerie, nous avons découvert la pratique des bâtons du diable, des anneaux, des assiettes chinoises, des massues, des foulards, de l’équilibre, du diabolo et des boîtes à cigare.

Il faut avoir de la discipline, de la patience et ne pas se décourager : le fil faisait mal aux pieds, les anneaux faisaient mal aux mains, faire tourner les assiettes n’est pas si simple…

 

Après quelques essais, nous nous sommes spécialisés dans un atelier. Yohann, Dimitri, Dorian et Macéo ont choisi les bâtons du Diable, Cécile les foulards, Charlotte et Daphné les anneaux et Loïck, Jean-Sébastien et Lola ont préféré les assiettes chinoises.

Les séances suivantes ont été consacrées au travail de l’équilibre. Macéo s’est exercé avec succès au rouleau américain (rola bola), Antoine, Charlotte, Lola, Jean-Sébastien ont choisi l’équilibre sur la grosse boule (diamètre : 80 cm), Dorian le monocycle, Loïc et Daphné le fil, Cécile et Dimitri le pédalgo.

 

 

 

Au cours des deux dernières séances, nous avons travaillé les pyramides à deux et à onze. Là aussi, ce n’était pas toujours facile, surtout pour les porteurs.

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 24 novembre, nous avons présenté un petit spectacle aux parents qui étaient disponibles. Il s’est bien déroulé et le public était ravi.

Ce cycle sur le cirque nous a bien plu, nous espérons bien recommencer l’an prochain...

 

 

* Vidéos APN en avi : fil, bâtons du Diable, boule avec cerceaux (fichiers lourds...)

 

PROJET ÉDUCATION À L'ENVIRONNEMENT : L'EAU (pour lire le projet : projet-eau ceillac)

Début septembre, il y a eu une coupure d'eau à l'école. Cette coupure a duré longtemps et nous a inquiétés. En effet, l'eau nous est très précieuse... (lire la suite sur la page projet-eau)

Pour les événements qui ont ponctué la vie de l'école durant les années précédentes :

1998/1999

2000/2001

2001/2002

2002/2003

2003/2004

2004/2005

2005/2006

 

 

 

CONTACTS : Ecole de ceillac : ecole@ceillac.com