Lundi 30 juin : Exposition Koraïchi, un événement culturel

« Merci à Ceillac de nous donner à tous et à chacun d'approcher autant qu'il se peut, le nom caché de Dieu, le nom de nos frères, notre propre nom. »

« Merci à vous Rachid et à tous ceux qui sont à l'origine de cette exposition de faire de cette église, un lieu où l'on apprend à se regarder, à s'accueillir, à collaborer, à mettre en commun les héritages culturels, à sortir de nos jugements à l'emporte pièce. » (intégralité du discours de Mgr Di Falco)

C’est en ces termes que Monseigneur Di Falco, évêque de Gap et d’Embrun, a conclu son intervention lors du vernissage de l’exposition de Rachid Koraïchi, reconnaissant ainsi une dimension exceptionnelle à cet événement culturel qui marquera la saison d’été à Ceillac et dans toute la région.


Rachid Koraïchi, avec un des bronzes, devant la porte de Sainte-Cécile

Cette exposition, organisée par l’association « Les Amis de Ceillac » et la municipalité, réunit différentes œuvres de l’artiste musulman qui a, de longue date, noué des liens d’amitié à Ceillac. Elle constitue un hommage aux moines de Tibhirine, victimes de fanatismes les plus lâches en 1996 en Algérie.

Bernard Busser, commissaire de l’exposition, a présenté l’exposition ainsi : « Les quatre-vingt-dix-neuf bronzes qui reprennent les beaux noms de Dieu dans le Coran montrent le chatoiement de l’Unique dans les réalités variées des choses et des mots ; la tenture de soie brodée, une des quatre-vingt-dix-neuf tentures en l’honneur des ancêtres soufis de Rachid, renvoie au pari fou de la mystique, du Dieu proche du cœur, seul Aimé ; les cent vingt pages originales du livre d’artiste en hommage aux moines de TIBHIRINE se veulent une marque de respect et de gratitude, elles sont l’affirmation que leur témoignage durera comme cet objet unique, beau, précieux, parfait ; enfin le vitrail destiné à chanter la vie qui renaît des ravages de l’eau quand les hommes sont solidaires, à porter haut la palme de la sérénité et le rameau d’olivier de la paix. » (intégralité du discours de Bernard Busser)


Richard Siri, Mgr Di Falco, Rachid Koraïchi, Célestin Fournier, André Blès et Bernard Busser.

Comme l’a soulevé Mgr Di Falco, en préambule de son propos : « Certains s'étonneront sans doute qu'un hommage aux moines de Tibhirine ait lieu dans un village du Queyras, dans une église avec des expressions artistiques musulmanes. » Et de reprendre, peu après : « Une église n'est pas un bâtiment comme les autres. Tout y est disposé pour nous ouvrir à l'Au-delà de tout. C'est pourquoi les artistes s'y sentent à l'aise, eux qui nous invitent à nous ouvrir au beau, au vrai, au bien. »


Les 99 bronzes reprenant les noms de Dieu dans le Coran et sur les murs, les 120 pages du livre en hommage aux moines de Tibhirine.


Marie Imbert dévoilant le vitrail.


Mgr Di Falco en conversation avec le verrier S. Nouailhat

Auparavant André Blès, président de l’association « Les Amis de Ceillac » et Célestin Fournier, maire de Ceillac, avaient accueilli la nombreuse assistance venue prendre part à cette visite inaugurale en présence de l’artiste, de Serge Nouailhat, maître verrier et de Béatrice Groues, graphiste. (discours de Célestin Fournier)

Richard Siri, vice-président du conseil général, chargé de la culture et du patrimoine, a, quant à lui, exprimé sa grande satisfaction devant l’intérêt et le recueillement du public. Il s’est également félicité de cette initiative qui témoigne de la vitalité culturelle de la vallée.

Cette exposition présentée à l'église sainte Cécile est ouverte de 17 h à 19 h  du 6 juillet au 24 août (entrée libre).

(exposition mode d'emploi)

 

Vitrail commémorant les inondations de 1957, devant être installé à la chapelle des Rameaux.

 

Mercredi 25 juin 2008 : Les vaches en alpage

Tôt, samedi matin dernier, les vaches de Jean Yves et Nadège RICHARD ont quitté la ferme de Pra Chiriou pour gagner, au rythme soutenu de leurs sonnailles, les alpages de la Riaille d’où elles ne reviendront pas avant la fin du mois de Septembre.

C’est à l’alpage qu’elles seront traites matin et soir. Le lait sera alors redescendu au village où il est transformé en fromage et vendu, après affinage, au point de vente de la ferme en haut du village  et dans les commerces locaux.

Le troupeau, d’un peu plus de trente vaches, compte quelques tarines. Pour le reste, ce sont des animaux de la race abondance dont les qualités fromagères du lait sont reconnues. Pas de problème de petit lait encore appelé lacto serum, pour Jean Yves et Nadège. Le traitement est assuré par des porcs évitant ainsi tout rejet dans le milieu naturel et tout transport en vue du recyclage de ce sous produit apprécié par les cochons.

           

Lundi 23 juin 2008 : Une semaine sur le Canal du Midi

Les enfants de l’école de Ceillac sont revenus ravis de leur séjour sur la péniche Carabosse sur laquelle, durant une semaine, ils ont, à son bord, navigué sur le Canal du Midi, de Béziers à Homps.

Ils ont franchi nombre d’écluses dont celles, célèbres, de Fonsérannes (6 écluses en escalier), traversé des tunnels, des pont-canaux… tous les types d’ouvrage d’art construits par Pierre Paul Riquet et améliorées par Vauban au 17 ème siècle. Les enfants sont désormais incollables sur la genèse, les enjeux et le fonctionnement du canal, classé depuis 1996 au patrimoine mondial de l’Unesco.

Chaque arrêt a également été mis à profit pour visiter les sites intéressants qui jouxtent et jalonnent le parcours du canal, un oppidum gaulois unique, une cave viticole, un sentier botanique, un tunnel ou tout ouvrage particulier…

Le dernier jour a été l’occasion de visiter la cité Médiévale de Carcassonne, une leçon d’histoire grandeur nature d’une efficacité redoutable, ainsi que le pont du Gard, l’immense aqueduc construit par les romains il y a 2000 ans pour alimenter Nîmes en eau, à raison de 20.000 m3 par jour.

Hormis les aspects historiques, géographiques et scientifiques, à bord de la péniche, gérée par 3 femmes, une pilote, une cuisinière, une animatrice, les enfants ont vécu dans un espace restreint, certes bien aménagé, mais qui imposait un respect stricte des règles de vie collective avec une participation aux tâches quotidiennes et une économie de l’eau, ressource limitée, de fait, sur un bateau.

Ce séjour vient achever l’important travail accompli par les enfants Ceillaquins sur l’eau depuis deux ans. Il intervient après une étude des captages de la vallée, de la neige, des glaciers, d’une station d’épuration, de la gestion de l’eau autrefois… autant de visites et de travaux d’investigation qui ont donné lieu à un travail transversal pour le moins riche mis en ligne sur ce site et qui permet aux enfants de savoir désormais ce qui se passe derrière le robinet.

A n’en point douter, il est acquis que les enfants ont mesuré tout l’intérêt qu’il y avait à bien gérer cette ressource… et sont devenus, en ce domaine, de véritables écocitoyens …

 

Détail du séjour :

* Jour 1 : écluses de Fonsérannes

* Jour 2 : oppidum d'Ensérune

* Jour 3 : observation-cave-fossiles

* Jour 4 : pilotage~pont-canal~travail

* Jour 5 : travail ~ parcours botanique

* Jour 6 : départ~Carcassonne~Pont du Gard

 

Mercredi 18 juin 2008 : Exposition Koraïchi

L'exposition Koraïchi organisée par l'association des Amis de Ceillac se tiendra en l'église Ste-Cécile du 22 juin au 24 août. Cette exposition se veut un hommage aux moines de Tibhirine assassinés en 1996 en Algérie par le GIA.

La population de Ceillac est invitée à son inauguration qui se déroulera dimanche 22 juin 2008, en présence de Monseigneur Di Falco, Evêque de Gap.

En cette occasion, Claudine Fouque, journaliste à "Alpes et Midi", a rédigé un article qu'elle nous autorise fort aimablement à reproduire ici in extenso avec les photos dédiées...


RACHID KORAÏCHI : HOMMAGE AUX MOINES DE TIBHIRINE

Une très belle exposition se prépare à Ceillac organisée par la municipalité et l’association des Amis de Ceillac. L’église Ste-Cécile se prête à la présentation des œuvres de Rachid Koraïchi, un artiste d’envergure internationale.

UNE BOUCLE BOUCLÉE
Le rythme estival serait-il définitivement pris ?

Voici la 3ème exposition que proposent la municipalité et l’association des Amis de Ceillac. Pour 2008, la volonté était d’axer sur un artiste de renommée internationale. C’est chose faite avec Rachid Koraïchi, Maître du Signe, qui travaille aussi bien le fer, la céramique, le tissu, la broderie, le bronze, la pierre ou le papier. Il a exposé un peu partout des USA à Dubaï, en passant par l’Egypte, Paris ou l’Europe.

Mais Rachid Koraïchi est aussi un ami de Jacqueline
(originaire du village queyrassin) et Bernard Busser, responsables des expositions de Ceillac au sein de l’association. Leur proposition est acceptée… Pour l’artiste c’est comme une boucle enfin bouclée…

Son premier passage à Ceillac remonte au 7 juin 2003. Il est reçu chez Robert et Christiane Fournier, à l’Ochette. Il découvre alors que son passé familial le rejoint…

Né en 1947, Rachid Koraïchi grandit dans la ville algérienne d’Aïn Beida. Sa famille possède un passé prestigieux. Les Koraïchi, glorieuse lignée de soufistes, sont cités dans le Coran et l’arrière grand-père de Rachid fut Commandeur de la Légion d’Honneur au cours de la Grande Guerre. Son père, Abdelaziz, était néanmoins engagé dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Il a participé de manière non violente aux actions du F.L.N. C’est pourquoi, le gendarme Antoine Robert, originaire de Ceillac, en poste à Aïn Beida, l’arrête à plusieurs reprises. « Lorsqu’il arrivait, il avait une phrase bien précise qui signifiait si mon père allait rester plusieurs jours ou si c’était juste pour un interrogatoire de routine : «Avec valise » ou « Sans valise » » se souvient Rachid Koraïchi.

Antoine Robert, né à Clapière, revenait parfois passer l’été à Ceillac dans la maison de la rue de Morts. Son épouse tenait à Aïn Beida un café bien connu à l’enseigne de la Croix de Malte.

Interrogé par téléphone, Abdelaziz Koraïchi affirme à son fils qu’il se souvient parfaitement du « gros » Robert et de son épouse. Il confie avoir toujours particulièrement apprécié l’humanité de ses contacts. Lors d’un de ses derniers séjours en Algérie Rachid Koraïchi est allé s’incliner sur la tombe d’Antoine Robert au cimetière d’Aïn Beida.

L’EXPOSITION
L’inauguration de l’exposition aura lieu le 22 juin à 17 H en présence de Mgr di Falco Léandri, évêque de Gap.

Du 22 juin au 24 août, Rachid Koraïchi rend hommage en l’église Ste Cécile de Ceillac aux moines de Tibhirine. Des textes et des dessins originaux de l’ouvrage « Les sept Dormants », livre d’artistes créé en hommage aux moines de Tibhirine, y seront montrés. Cet ouvrage se compose de 7 livres écrits par 7 auteurs différents. Les textes sont présentés en typographie en français, calligraphiés et enluminés pour la traduction arabe, et entre les 2, un cuivre gravé fondu au Maroc, qui a servi a estampé les planches.


Les textes seront présentés avec différentes calligraphies

 

Un des écrits est le texte du Prieur de Tibhirine. Les autres auteurs sont écrivains, croyants, juif, musulman, chrétien, ou athées, et écrivent sur le rapport à la colonisation, à la religion etc. « Ces textes ont parfois été écrits dans la douleur et pourtant sont pacificateurs et unificateurs » précise Rachid Koraïchi.

Ce livre est paru aux éditions Acte Sud. Rappelons que le chiffre 7 représente le chiffre parfait et qu’il se retrouve dans toutes les grandes religions du monde.

Seront également exposés des bronzes autour des 99 noms de Dieu qui apparaissent dans le Coran, des céramiques, une tenture soufi de soie brodée main, de 3 m x 4 m.

Un des textes présentés


Rachid Koraïchi avec un des 99 bronzes qui seront exposés en l'église Sainte-Cécile

Le 12 juillet, à 9 h, Pierre Fournier, prêtre originaire Ceillac, proposera une visite de l’exposition avec un arrêt tout particulier devant les 99 bronzes, suivie d’une marche méditation le long du torrent du Mélézet. « Il est capital d’associer les 2 religions, avoue Rachid Koraïchi. Il faut apprendre à nous respecter. Vous savez ma mère a décroché son téléphone et m’a appelé lorsque les moines de Tibhirine ont été assassinés. Elle pleurait et était révoltée. Elle m’a dit : « J’aurai donné la vie d’un de mes enfants pour que ces moines soient sauvés ! »» C’est à ce moment là que Rachid Koraïchi pense à un hommage, immédiatement dans les heures qui ont suivi le drame. Mais il aura fallu beaucoup de temps et d’argent pour réunir et fabriquer l’ensemble des œuvres. C’est pourquoi, alors que le massacre des 7 moines trappistes s’est déroulé le 21 mai 1996, l’hommage ne se concrétise qu’aujourd’hui. Aucune œuvre ne sera à vendre. L’exposition se veut un partage, une forme de méditation au carrefour de l’islam et du christianisme, comme l’ont voulu les moines qui ont partagé la vie et la mort des algériens.

LE VITRAIL DE LA CHAPELLE DES RAMEAUX

l’Ochette, en bord de route, une petite chapelle indique le chemin à suivre pour arriver à l’église Ste-Cécile. Tous les ans, la messe des Rameaux y est dite. Cette chapelle des Rameaux a pris une place à part dans l’histoire locale en servant de refuge puis d’église paroissiale lors des terribles inondations de 1957.

Sa façade Ouest est tournée vers Ste Cécile et possède un oculus rond de plus d’un mètre de diamètre aujourd’hui fermé de planches.

Le projet consiste à implanter à cette place un vitrail rappelant à la fois par sa symbolique de rameaux d’oliviers et de palme la fête des Rameaux tout en évoquant la menace des eaux et portant un message de paix grâce à l’appel fait par un artiste musulman. Car Rachid Koraïchi a spontanément proposé d’offrir le travail de conception du vitrail. Ce dernier est en cours de réalisation à l’abbaye Blanche à Mortain, en Normandie. Ce vitrail sera apposé cet automne.


Chapelle des Rameaux où sera apposé le vitrail.

Claudine Fouque ~ Article paru dans Alpes et Midi

 

Lundi 9 juin 2008 : Classe péniche

L'heure était bien matinale pour les enfants de la classe des grands ce matin qui ont quitté le village à 5 h 30 en direction de Béziers.

Là-bas, ils embarqueront à bord de la péniche Carabosse sur laquelle ils naivigueront une semaine durant pour atteindre Homps, à proximité de Carcassonne.

Au cours du voyage, de multiples visites sont prévues : les écluses de Fonsérannes, la cave viticole de Guéry, l'oppidum d’Enserunne, la cité de Carcassonne ... et bien sûr les ouvrages d'art du canal classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996.

Une voyage riche en découvertes donc qui viendra finaliser le travail sur l'eau effectué depuis 2 ans...

 

Lundi 9 juin 2008 : Inondations suite et fin...

Après les inondations de ces dernières semaines, l'heure est au bilan provisoire...

Le village de Ceillac n'a en rien souffert, il en est de même pour les 2 campings. Par contre, on déplore des dégâts plus ou moins importants avec principalement :

- la route du Bois Noir qui a été endommagée (aux lieux-dits le Clotillon et les Plans) ;

- la route forestière de la Lavine qui a été en partie emportée ;

- 4 ponts qui ont été fragilisés : Lavine, Passette, Ban Bouisson, Riaille ;

Les employés communaux ont beaucoup oeuvré mais les gros travaux devront être réalisés par des entreprises disposant de matériels ad hoc.

Le montant des travaux restant à effectuer (enrochements, réfection du lit du torrent...) se monte à environ 90.000 € dont une partie devrait être prise en charge par l'Etat, le département et la région.


Au chalet des Marmottes, la rive a été rongée malgré la présence d'un ancienne structure de protection.


Le chemin forestier de la Lavine devra être entièrement refait sur une longue portion.


Pont de la Lavine où il faudra enrocher pour créer un entonnement efficace.

Photo Laurent Favier
En beaucoup d'endroits, la ripisylve a souffert avec la chute d'arbres qu'il faudra enlever pour éviter tout embâcle en cas de nouvelle crue.


Jacques et Jean Claude retirent une souche du torrent qui pourrait créer des dégâts aux ponts situés en aval.


Cet arbre a dû être rapidement enlevé pour éviter tout embâcle. (voir la vidéo)


Pont du Passette. Le torrent du Mélézet ronge la rive gauche.


Détail.


Pont du Passette, après la décrue, très fragilisé


Pont de Ban bouisson également fragilisé.


Le niveau du lac de Serre Ponçon avait largement dépassé la cote d'alerte ce qui a obligé EDF a effectué des lâchers d'eau importants.

 

Dimanche 8 juin 2008 : Adoption du PLU

C’est un acte majeur que vient d’accomplir le conseil municipal de Ceillac en votant le Plan Local d'Urbanisme (PLU) jeudi 29 mai 2008.

Rappelons que le document de référence pour l’urbanisme de Ceillac était jusqu’à lors le Plan d’Occupation des Sols (POS) voté en 1976. Une révision avait certes été engagée en 1995 et avait aboutie à l’adoption d’un nouveau POS en 1996 mais ce dernier avait été retiré à la demande du préfet car le représentant de l’Etat estimait que le projet ne tenait pas assez compte des risques naturels.

Il a donc fallu attendre l’élaboration puis le vote d’un Plan de Prévention des Risques pour que la dernière municipalité puisse travailler à l'élaboration d'un nouveau document d'urbanisme. Après l’adoption du P.P.A.D. (Plan d'Aménagement et de Développement Durable établissant les grandes lignes politiques du P.L.U) qui avait été présenté et discuté en réunion publique le 24 octobre 2006, le PLU était entré dans sa phase finale.

L’enquête publique s’est déroulée en février 2007. Le commissaire enquêteur s’est félicité de l’importante et qualitative participation avec un nombre d’avis très importants émis. Au vu des remarques effectuées, il avait estimé devoir émettre un surprenant avis défavorable.

Le conseil municipal a donc étudié le rapport établi par le commissaire enquêteur et a discuté chaque point relevé. Il a décidé après ce travail et la prise en compte des observations formulées par le préfet de maintenir l’essentiel du PLU avec 2 modifications principales par rapport au projet initial :

- la requalification de la zone du Mélézet en zone N (naturelle) *

- la requalification de la zone de St James prévue initialement en zone agricole en zoneN

* Si tout projet sur cette zone avait été abandonné il y a 3 ans déjà quand le préfet a décidé de passer la zone de l’Infernet de zone rouge en zone bleue, ce secteur avait été laissé initialement constructible sans que soit pour autant possible une construction à forte densité qui aurait nécessité une révision du PLU avec enquête publique à la clef.

De fait, contrairement à ce qui a pu être entendu, par le biais de rumeurs entretenues, au cours de la campagne des municipales, aucune des 2 listes en présence n’avait de quelconque projet sur ce secteur.

Les grands zonages restent donc identiques avec 2 zones agricoles (Mounière et Pra Chiriou), une zone exclusivement artisanale (Viste) et les zones constructibles de l'Infernet (qui sera une opération publique, la commune ayant la maîtrise du foncier et du bâti, aucun engagement, quel qu'il soit, n'ayant été pris avec un quelconque prestataire, promoteur ou autre investisseur), de la Clapière et de l’Ochette, le village restant pour l’heure actuelle en zone rouge. Une évolution du règlement de cette dernière zone n’est pas envisageable tant que les travaux préconisés par le P.P.R. ne seront pas effectués (le financement étant normalement assuré à 90 % par l’Etat).

Le PLU adopté par le conseil municipal est actuellement aux mains du service du contrôle de la légalité (préfecture) qui, comme pour toute délibération municipale, va l'examiner dans ses moindres détails afin de déterminer s'il est conforme aux diverses lois en vigueur. Le "verdict" doit être normalement rendu dans les 2 mois.


Plan de zonage de la partie centrale de la vallée.

 

Samedi 7 juin 2008 : Cérémonie

La belle église de Sainte- Cécile, remarquablement fleurie pour la circonstance, a été le cadre, dimanche 1 er juin, d'une très belle cérémonie à la mémoire de Philippe Lamour  qui repose désormais dans le cimetière du village.

Autour de l'épouse de l'ancien maire de Ceillac, de ses enfants et petits enfants, c'est tout Ceillac qui est venu s'associer à l'hommage rendu à Philippe Lamour dont le souvenir a été évoqué par l'abbé Jean-Paul  Bonnet originaire du village  dans une homélie pleine de chaleur et de sensibilité.

La chorale de Guillestre  a animé la messe à l'issue de laquelle Célestin Fournier, maire de Ceillac et Elie Bataille, ancien maire de Bellegarde, ont à leur tour salué la mémoire de Philippe Lamour dont la tombe, d'une grande simplicité comme le sont toutes les tombes du cimetière, a été bénie.

Philippe Lamour qui était entré dans notre histoire pour y écrire de très belles pages est entré dans notre terre pour se fondre avec elle, à jamais.

Christian Grossan

Homélie du Père Jean-Paul BONNET

Chers amis,

Nous avons beaucoup de joie et une grande chance de pouvoir nous retrouver pour prier ensemble dans notre église Sainte Cécile. Souvenez-vous de ce que vous avez vécu, ou de ce que vos parents ou grands-parents vous ont transmis.

En 1957, à la suite du débordement du Cristillan et du Mélézet, il ne pouvait pas en être ainsi. Dans la soirée du 13 juin, la chaleur soudaine et la pluie provoquèrent la fonte de l’énorme quantité de neige qui s’était, semaine après semaine, dressée sur l’ensemble des terres, forêts et rochers de la commune.
Vous vous souvenez de ce bruit terrifiant, ou vous l’imaginez, des eaux boueuses en furie, charriant d’énormes blocs de rocher et construisant des barrages avec les arbres qu’elles avaient déracinés. Progressivement, cette boue envahit caves, étables et bergeries, avant de s’attaquer aux cuisines et aux chambres. La maison de mon grand-père, à la cime du village, s’écroulait. C’était la terreur. Il fallait abandonner les habitations mais sauver, si possible, les troupeaux, tandis que le Cristillan creusait de plus en plus son lit au milieu des Oches.

Les personnes âgées et les plus jeunes furent évacués par l’hélicoptère. Les adultes trouvèrent refuge à la colonie de la Clapière. Que faire pour le bétail, livré à la pluie et au froid, comment le sécuriser ? Il fut parqué ici, au cimetière, où vous aviez enlevé les croix et les couronnes de perles, ainsi qu’à l’intérieur de notre église.

Votre cohésion, votre entraide vous permirent de subsister, de ne pas désespérer.

Pour prier, pour faire monter auprès de Dieu vos cris, votre souffrance, comme lui confier votre espérance, c’est à la chapelle des Rameaux, groupés autour du Père Joseph Bonnet que chaque soir vous vous réunissiez et célébriez l’eucharistie.
Cette chapelle, malencontreusement détruite, vous avez tenu à la reconstruire. Puis "les Amis de Ceillac" y ont dressé une croix et changé les portes… Dans quelques jours – vous le savez – un vitrail viendra l’embellir. A côté des palmes, son motif majeur sera l’eau : si elle peut être destructrice et apporter la mort, l’eau est aussi porteuse d’espérance et de vie. C’est pour cela que notre entrée dans l’Eglise et dans la filiation divine est signifiée par l’eau du baptême.

Mais quel était l’avenir du village-même de Ceillac ? Allait-il être rayé de la carte, un peu comme le village fantôme d’Escreins ? Et pour les jeunes, comment y fonder un foyer ? L’unique solution semblait être de partir en ville, se couper de ses racines, pourtant tellement aimées !

Vous n’avez pas désespéré, votre ténacité, aidée par l’aide alimentaire arrivant par hélicoptère, vous a permis de regagner progressivement un peu plus de terrain. Vos partages ont fait le reste. Cela me rappelle les paroles de Saint Paul : Votre liberté n’est pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme, au contraire mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Gal. 5,2

Dès que les flots diminuèrent, courageusement, vous avez attaqué cette lourde nite visqueuse. L’unique camion de Jean et de multiples brouettes accomplirent le nécessaire miracle. Ceillac n’était pas qu’un champ de ruines, Ceillac était un immense chantier. Des airs sifflés, des chansons accompagnaient votre œuvre : les portes des écuries, des caves réapparaissaient, puis les voûtes et jour après jour, avec espoir, la vie reprenait le dessus sur le néant.

Merveille de votre entraide, de vous, jeunes et hommes de Ceillac ainsi que d’autres, originaires d’ici, venus vous aider. En cela nous retrouvons ce qu’il y a de profondément humain dans la pensée du Christ : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Les médias, journaux, revues et radios vous ont aussi beaucoup aidés. Rapidement le Service Civil International vous a envoyé des jeunes de tout pays puis le Secours Catholique vous a fait parvenir des meubles que l’on voit encore dans vos maisons. Le soleil brillait alors, non seulement sur la nature qui se réveillait mais plus encore dans vos cœurs. Chaque jour était pour votre village une renaissance… mais sans doute un renouveau à court terme. Quel était le véritable avenir ?

Le véritable avenir surgit avec un nom qui compte beaucoup pour nous, surtout aujourd’hui où nous bénissons sa sépulture : Philippe LAMOUR ! Comme vous avez bien fait, Madame, de joindre pour toujours son nom à celui de sa grande passion.

Il y a des signes qui se déposent comme des graines et qui attendent le climat nécessaire pour germer. Qui eût dit que la chasse sauverait Ceillac ? Du haut de leurs rocs vos chamois peuvent contempler votre village en se disant : C’est grâce à nous que Ceillac existe aujourd’hui ! En effet, sans chamois, pas de chasse ; sans chasse, pas de chasseurs et sans chasseurs, pas de Philippe LAMOUR, ni de ses compères,… donc pas de Ceillac !

Si j’en crois le Cadran solaire, non pas celui dont M. LAMOUR  ne savait traduire le latin dans son enfance, mais son œuvre maîtresse, Jojo et Riri, ainsi que d’autres l’interpellent un jour : Et si vous acceptiez d’être maire de Ceillac, on serait tirés d’embarras. M. LAMOUR ne s’attendait pas du tout à cette question, lui qui avait rencontré tant de personnalités essentielles, lui qui avait amené à un terme heureux l’aménagement du Rhône, du Languedoc, mais qui avait toujours refusé la politique politicienne. Mais les Ceillaquins sont tenaces. Ils reviennent à la charge, aidés par M. Alfred MOYRAND. Cet ensemble accomplit un miracle : en quelques années les mentalités changent, c’est une ère nouvelle ; l’agriculture, le pastoralisme seront conservés, mais le tourisme sera prioritaire ; même si le remembrement fait problème, même si des terrains sont sacrifiés, même si la forêt laisse apparaître des saignées, cela est absolument nécessaire pour que l’on puisse vivre au pays.

Après concertations et échanges mûrement réfléchis, l’idée de Ceillac-station-village prend corps. Il en va de même pour les autres vallées du Queyras ; le GR5 devient la grande traversée des Alpes et le Parc régional est créé. Grâce à  votre unité, à votre persévérance, vous avez suscité un nouvel avenir, riche de vos capacités et de vos bonnes volontés. En cela nous retrouvons l’évangile que nous venons de lire : Qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc ; la pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.

Et depuis, même s’il y a eu inévitablement des difficultés, vous êtes restés fidèles à l’orientation de départ et vous continuez à édifier sur le roc.

Mais dans notre évangile d’aujourd’hui le Christ nous dit encore autre chose. Il n’est pas seulement le maître qui avait séduit ses premiers apôtres, par une sagesse remplie d’humanité, il est aussi Dieu dans notre histoire, son expression dans nos vies. S’il nous dit qu’il faut bâtir sur le roc, il nous parle aussi de notre union à Dieu, de la louange que nous devons lui adresser. S’il ne suffit pas de dire Seigneur, Seigneur pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut à la fois louer Dieu et servir ses frères. L’aimer lui de toute notre âme et aimer nos frères, dans un esprit de service et de partage.

Au fait, que marquait ce cadran solaire de l’enfance de Philippe LAMOUR et dont son parrain EVRARD lui disait : Tu comprendras plus tard ? Oui, toutes les heures nous blessent – vulnerant omnes. Que dans nos vies, à l’exemple de ceux que nous admirons, si nous devons être blessés, que ce soit blessés, usés au service de nos frères ! Alors, au moment où la dernière nous empêchera de rester debout – ultima necat -, nous entendrons notre Maître et Seigneur nous dire : Ce que tu as fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que tu l’as fait. Entre dans la joie de ton Maître !




Allocution de Célestin FOURNIER, maire de CEILLAC

Messieurs les maires, Monsieur le conseiller général, Mesdames et Messieurs,

Cet office religieux à la mémoire de Monsieur Philippe Lamour qui repose aujourd’hui dans ce cimetière, devant la porte d’entrée de l’église Sainte-Cécile, est pour la commune de Ceillac un très grand honneur et une certaine fierté pour notre population.

Depuis 1992, année de sa disparition, nous étions nous, ceillaquins, des orphelins. Personne ne veillait sur ce qui était le renouveau de sa commune, dont il avait si bien orchestré un sauvetage, une stabilisation puis une marche en avant.

Ce monstre sacré de l’aménagement du territoire, cet exceptionnel semeur d’idées disait : « Il faut comprendre pour agir et agir pour construire ». Ou encore ce prophète de l’ombre, ou encore ce visionnaire, accomplissant des missions de grande envergure comme l’aménagement du territoire (Bas Rhône Languedoc), a su, en temps opportun, réserver une place pour cette région du Queyras, sillonnée par le Guil et le Cristillan.

Ce tribun hors pair y a d’ailleurs laissé une empreinte, je dirais indélébile.

Quand survinrent les inondations de juin  1957 qui faillirent donner le coup de grâce à Ceillac, il s’intéressa à la survie de ce coin des Hautes-Alpes où il possédait déjà bien des sympathies.

De par la volonté de la population sensible à ses démarches, il devint le maire de notre commune, en 1965, pendant 18 ans. Tout en restructurant sa commune pour l’orienter vers des activités touristiques d’hiver et d’été avec une exploitation strictement locale, il a élargi ses tentacules bienfaisantes à tout le Queyras créant la SICA sport, la SICA habitat, le SIVOM et d’autres collectivités dont l’existence a procédé d’une politique allant dans le même sens, sous sa forte personnalité qu’il assortissait de conceptions d’avant-garde, de son esprit imaginatif, faisant fi des obstacles dressés par les technocrates.

Il est vrai, sa fonction de président de la commission nationale d’aménagement du territoire et la notoriété qui était la sienne dans les hautes sphères de l’Etat lui ont permis de faire avancer les projets pour aboutir à la concrétisation.

Et en 1977, il a pu réaliser le projet qu’il murissait depuis longtemps, avec son expérience cévenole, à savoir la création du Parc Naturel Régional du Queyras dont il assurait la présidence.

Son penchant pour les sentiers de grande randonnée se retrouve sur celui qui porte son nom inauguré aux Chalmettes.

Il avait l’amitié large, chaleureuse comme tout ce qui tenait de lui.

Philippe Lamour aura tout présidé, sauf la république.

Madame, Mesdames et Messieurs, quel que soit le lieu, quel que soit le thème d’une quelconque réunion, on cite Philipe Lamour. Vous ne pouvez pas imaginer - en mon for intérieur - ce que l’élu que je suis aujourd’hui, représentant la commune de Ceillac dont Philippe Lamour était le maire pendant 18 ans, peut ressentir et le sentiment de fierté qui vous anime en ces moments-là.

Encore merci à toute la famille Lamour

 

Samedi 7 juin 2008 : Jean-Claude Carle : un nouveau mandat de l’école de ski

Jean-Claude Carle vient d’être reconduit pour 4 ans, et à l’unanimité, à la tête de l’école de ski de Ceillac qu’il dirige depuis 1979.

Il est assisté d’un bureau composé de Sylvain Fournier, Yves Grossan, François Claude, Yvette Giraud et Christian Perron. Muriel Bérard est la déléguée de l’école de ski auprès des instances nationales.

L’école de ski de Ceillac emploie de 15 à 30 moniteurs en fonction des périodes de la saison d’hiver auxquels s’ajoutent 3 personnes en charge du secrétariat et de l’accueil. Avec deux jardins d’enfants
(piou-piou et flocon), l’école de ski de Ceillac, dont le chiffre d’affaire est en progression constante,  réalise une part importante de ses recettes grâce aux cours dispensés aux enfants. Elle parvient à les fidéliser aussi grâce aux « stages  clubs » et aux « cours compétitions » dont les bénéficiaires sont assez souvent les enfants de propriétaires de résidences secondaires qui  font plusieurs séjours à la neige durant l’hiver.


Jean Claude Carle, directeur de l'école de ski

On connaît bien l’importance  de l’exploitation des remontées mécaniques en termes d’emplois. Celle de l’enseignement du ski mérite d’être soulignée.

Christian Grossan

 

Lundi 2 juin 2008 : Mariage

Si la météo n'a pas été vraiment de la partie, ce samedi 31 mai fut un très beau jour pour Frédéric Massonnat, assistant de gestion, et Anne Eywaz, conseillère en assurance, qui ont été unis par les liens du mariage à la mairie de Ceillac, par Célestin Fournier, maire de la commune.

Après le mariage civil, les pères Bonnet et Bernardi ont procédé à la cérémonie religieuse qui s'est déroulée en l'église Saint-Sébastien.

Puis, comme il est de coutume, un vin d'honneur a été offert à l'ensemble des villageois qui ont pu, en cette occasion, féliciter les jeunes mariés et leur souhaiter tous leurs voeux de bonheur.

 

Vendredi 30 mai 2008 : Précipitations destructrices

Depuis plusieurs jours, d’importantes précipitations se sont abattues sur les Hautes-Alpes, comme sur beaucoup d’autres régions.

La vallée de Névache, au-dessus de Briançon, et les vallées du Haut Guil ont particulièrement souffert et le bilan est déjà lourd avec des portions de routes ou des ponts emportés.

Le lac de Serre-Ponçon a dépassé sa côte d'alerte et EDF a dû ouvrir les vannes au maximum avec un débit impressionnant de 500 à 600 m3/seconde.

Si, sur Ceillac, on déplore également quelques dégâts, il semblerait que la décrue amorcée se confirme.

Les photos ci-dessous témoignent de la force des eaux du Cristillan et du Mélézet avec un débit conséquent, inconnu depuis plusieurs décennies.

Nombre de ceillaquins se sont remémorés, ces dernières 48 heures, les inondations catastrophiques de 1957, une époque où le torrent n’était pas endigué et où l’on ne disposait pas d’engins tels que bulldozers et autres pelleteuses pour intervenir...

La cascade de la Pisse, ce jour, impressionnante.


La route forestière de la Lavine en partie emportée (vue amont)


La route forestière de la Lavine en partie emportée (vue aval)


Pont de la Lavine


Sous le Rioufenc, le Cristillan emprunte la route...


...sur une longue portion.


Après les Pissarolles, la route du Bois Noir a subi les assauts du torrent.


Cette passerelle a fini par être emportée.


Au niveau du confluent Cristillan-Mélézet.


En de rares endroits ( les campings ne sont pas concernés), le Mélézet a également débordé sans trop de conséquences.

 

Vendredi 23 mai 2008 : Ouverture des commerces et services sur Ceillac

Pour connaître les ouvertures des commerces et des services à Ceillac pour les semaines à venir, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant : Ouvertures à Ceillac.

 

Samedi 17 mai 2008 : Assemblée générale du Queyras Ski Team

Avec quelque retard, voici un bref compte-rendu de l'assemblée générale du Queyras Ski Team, le ski-club de Ceillac...

L'assemblée générale s'est tenue le 25 avril 2008 à la mairie de Ceillac.            

Le rapport moral est fait par Murielle Claude, vice-présidente. Elle évoque successivement les excellentes conditions de neige de l'hiver, le très bon déroulement des courses organisées par l'association, les résultats encourageants des compétiteurs du club et le fonctionnement du club (statut, relation avec la Communauté de Communes, budget). Elle conclut son rapport par les résultats de Laure Barthélémy qui a fait partie du club pendant de nombreuses années et qui a obtenu cette année le titre de championne du monde junior en sprint et une médaille d'argent sur la mass-start en 10 km.

Hervé Gaudin, trésorier, prend ensuite la parole pour détailler le budget de l'année écoulée ainsi que le budget prévisionnel. Il apparaît que les dépenses sont essentiellement consacrées à la rémunération des entraîneurs (un en fond et un en alpin) qui sont employés à plein temps durant 4 mois. Le budget ne peut être équilibré avec la seule subvention de la Communauté de Communes ; un soutien de la commune de Ceillac est indispensable. Des inquiétudes sont formulées quant à l'avenir du club, Ceillac ayant perdu la 1 ère vice-présidence à la Communauté de Communes qui affiche sa volonté de voir fusionner cette année le Ski-Club de Ceillac avec le Ski-Club du Queyras.

La parole est ensuite donnée aux entraîneurs...

Pour le fond, Thierry Grenouillet (fond) exprime sa satisfaction pour la saison qui vient de s'écouler avec les bons résultats d'Antoine Gauthier (2 ème régional), Alaric Bertrand (3 ème régional), Alex Boussaingault (3 ème régional), Siléa Bertrand (pôle espoir, sélectionné comité 2 ème régional, 4 ème au championnat de France), Mellie Bertrand (3 ème et 4 ème en coupe de France, 7 ème en championnat de France en double poursuite et 4 ème en longue distance).

Fabrice Fournier (mi-temps alpin - groupe 1) commente son groupe : bonne saison en général avec Loris Parsoud, 3 ème général sur les courses King Jouet, Charlotte Ménétrier 4 ème. Les autres sont en nette progression mais le manque de travail en « tracé » se fait sentir. Fabrice propose de faire rentrer un  petit groupe homogène l’hiver prochain composé d'Angèle Favier, Manon Fournier, Loane Perron et Paul Randu.

François Claude (mi-temps alpin - groupe 2) pose le problème de disponibilité des pistes et de traçage. Au niveau des compétiteurs, il qualifie les résultats de très encourageants avec Charline Grossan, 5 ème de sa catégorie, Alice Claude,  ayant été perturbée par l’accident de sa soeur (rupture des ligaments croisés). Dorian Grossan  malgré un malchance récurrente sur les courses finit 9 ème de sa catégorie d’âge et est sélectionné pour rentrer  au district. François rappelle que les enfants pris au district doivent être très motivés pour suivre les stages et maintenir un bon niveau en vue de rentrer ultérieurement au pôle espoir.

Suivent ensuite les élections. Christian Portier ne se réprésente pas au poste de président et ne désire pas rester au bureau. Sont élus au bureau :

- Murielle Claude, présidente

- Sylvain Fournier, vice-président alpin

- Lyne Queinec, vice-présidente fond

- Hervé Gaudin, trésorier

- Annick Ménétrier, secrétaire

- Stéphanie Carle, Séverine Eymard, Véronique Pichet, membres actifs                   

Pour l’avenir, la nouvelle présidente qui espère le retour des équipes de France à l’entraînement sur les pistes de Ceillac,  nourrit deux ambitions : obtenir l’homologation de la piste de Girardin par la fédération internationale de ski et l’organisation d’une coupe de France de ski de fond.

 

Lundi 12 mai 2008 : Décès du Dr François Résillot

De Lyon, nous avons appris avec tristesse le décès du Docteur François Résillot qui fréquentait de manière assidue le village depuis plus de 40 ans avec son épouse et ses 6 enfants. Il avait construit à l’Ochette, au milieu des années 1970, un chalet qui est devenu au fil du temps le point de rassemblement de sa grande famille et la destination privilégiée de vacances pour ses 21 petits-enfants.

Ancien externe des hôpitaux de Lyon, le Docteur Résillot, originaire de Jujurieu dans l’Ain, avait exercé son activité de praticien libéral à Pierre Bénite, dans le Rhône.

Christian Grossan

 

Mercredi 7 mai 2008 : Naissance de Marine

A Briançon, Marie-Line Chabrand a donné naissance à une petite Marine dimanche dernier, à 16 h 28 exactement. Le bébé, 3,190 kg pour 48 cm, est en pleine forme, tout comme sa mère.

 

Mardi 29 avril 2008 : Le conseil approuve son budget 2008

Le conseil municipal de Ceillac réuni le 23 avril, sous la présidence du maire de la commune, Célestin Fournier, et en présence de M. Raphaël Pichery, receveur municipal, a approuvé, le budget principal de la commune ainsi que les budgets annexes de l'eau, du village de vacances (valvvf) et du camping.

Budget principal

La section de fonctionnement s'élève à 892.080 €, l'essentiel des recettes provenant des impôts
(334.244 €), des diverses dotations (411.918 €), des produits de service (75.612 €) et des autres produits de charge courante (59.806 €). Les dépenses quant à elles concernent principalement les charges à caractère général (429.481 €), les dépenses de personnel (261.500 €) et les prélèvements au profit de la section d'investissement (68.027 €).

Les dépenses en investissement, d'un montant de 576.709 €, ne comportent que peu de propositions nouvelles au niveau des différents programmes (46.300 €) en raison d'une capacité d'autofinancement réduite cette année. Elle est constituée surtout des restes à réaliser (431.448 €) et du paiement du capital des emprunts (87.960 €).

Au niveau des équipements, les restes à réaliser concernent l'aménagement de la zone artisanale de la Viste (40.000 €), des travaux de protection à l'Infernet (52.685 €), la signalétique (9.996 €), la voirie (22.544 €), les bâtiments communaux (21323 €), les acquisitions (26.025 €), des études (87.054 €), le démontage du téléski de Bramousse (20.000 €). Les propositions nouvelles sont, elles, essentiellement consacrées à la 2 ème tranche de l'aire de loisirs (33.000 €) et au financement de l'exposition d'été de Ste-Cécile (12.000 €) comprenant le vitrail de la chapelle des Rameaux et qui fera l'objet de subventions.

Budgets annexes

Le budget du camping est excédentaire en fonctionnement comme en investissement, avec respectivement des montants de 17.806 € et 99.704 €, une somme intégrant le cumul des années antérieures.

Le budget de l'eau est assez conséquent en investissement (672.417 €) puisqu'il intègre la réalisation de la 3 ème tranche du village (396.385 €) et la réfection du captage des Sagnes (121.099 €). Il est présenté à l'équilibre, comme la loi l'impose.

Quant au budget du centre de vacances géré par Valvvf, il est par définition à l'équilibre également puisque Valvvf assure le paiement des emprunts contractés par la commune pour les gros travaux.

Le budget global se monte donc à 2.450.000 €, soit sensiblement le même montant que l'an passé. Il montre une pause dans les investissements, conséquents ces dernières années (rénovation du domaine alpin notamment), avec pour l'essentiel la finalisation de gros chantiers comme l'enfouissement des lignes EDF ou la réfection des réseaux humides (3ème tranche) du village. Malgré ces engagements d'importance, tous les budgets sont présentés à l'équilibre sans qu'il faille recourir à l'emprunt ou augmenter les impôts dont les taux restent inchangés.

 

Mardi 15 avril 2008 : Philippe Lamour inhumé à Ceillac

Depuis ce lundi 14 avril, Philippe Lamour repose à Ceillac dans le modeste cimetière qui entoure l'église Sainte-Cécile où il a été inhumé dans la plus stricte intimité.

Philippe Lamour, maire de Ceillac de 1965 à 1983, président fondateur du syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) et des sociétés d'intérêt collectif agricole  du Queyras (SICA), président fondateur du Parc Naturel Régional du Queyras et de l'association pour la Grande Traversée des Alpes est décédé  le 25 juillet 1992, à son domicile de Bellegarde dans le Gard.

Philippe Lamour avec son petit-fils Gaspard, aux Chalmettes.

Originaire de Landrecies dans le Nord, Philippe Lamour avocat et journaliste, s'était établi dans le Gard, pendant la seconde guerre mondiale. Commissaire adjoint de la République à la Libération, Philippe Lamour est élu à la chambre d'agriculture du Gard puis à la tête de la puissante confédération générale de l'agriculture. Il participe à ce titre à la reconstruction de la France. Il préside le conseil supérieur de la reconstruction puis la commission nationale de l'aménagement du territoire. Il fut notamment à l'origine du concept des "stations villages" dont il ne concevait  le développement harmonieux  et respectueux de l'environnement pris au sens le plus large qu'à travers une démarche collective associant l'ensemble des acteurs locaux  aux charges et aux profits.

Philippe Lamour, auquel le professeur Pitt (président de la Sorbonne)  a consacré une biographie "Philippe Lamour, père de la politique nationale d'aménagement du territoire" s'est  également pleinement investi dans le Midi de la France. Président directeur général de la compagnie nationale d'aménagement du Bas- Rhône et du Languedoc de 1955 à 1972, président du conseil économique et social régional du Languedoc Roussillon de 1972 à 1992, administrateur de l'I.N.A.0. (Institut NAtional de l'Origine et de la qualité).

Expert auprès de nombreux organismes internationaux, président de la Fondation des Pays de France-Crédit agricole, Philippe Lamour est l'auteur de nombreux livres  dont un ouvrage autobiographique " le cadran solaire".

Philippe Lamour qui était entré dans l'histoire contemporaine du Queyras a rejoint, comme il l'avait souhaité, pour l'éternité cette terre de Ceillac à laquelle il s'était attaché et sa famille avec lui.

Une cérémonie religieuse aura lieu dans les prochaines semaines.

Christian Grossan

 

Bilan météo de l'hiver 2007/2008

L'hiver qui vient, sur le papier, de s'achever a été à peu près dans la norme au niveau des températures avec une moyenne de -8.7 °c en moyenne (température relevée à 7 h le matin, sur une période allant du 13 décembre au 31 mars), à comparer avec celle de l'an passé particulièrement douce avec -6.4°c et celle de 2006 avec -9.2°c.

Le pic le plus froid a eu lieu très tardivement, le 24 mars (-17,1°c), et le point le plus "chaud" (+0.6°c), le 2 mars. On relève 45 jours où la température a été inférieure à -10 °c (10 jours en 2007, 56 jours en 2006).

Au niveau neige, la vallée a toujours connu de bonnes conditions, notamment en janvier avec de grosses chutes. La hauteur cumulée mesurée au village s'établit à 2,50 m, un chiffre à rapprocher avec celui de 2004.

On notera que la cascade de glace du vallon des Pelouses (au-dessus de L'Ubac de Laval) ne s'est pas formée cet hiver - une première depuis des décennies -, un phénomène très révélateur du déficit pluviométrique de l'automne 2007.

 

Températures Hiver 2007/2008

 

HAUTEUR DE NEIGE AU VILLAGE hiver 2007~2008 (en cm)

NEIGE
NOV
DÉC
JANV
FÉV
MARS
AVRIL
TOTAUX
2008
12
44
118
28
41
7
250
2007
4
21
56
69
27
0
177
2006
10
38
24
42
82
5
201
2005
33
31
13
3
12
66
158
2004
50
20
98
25
11
25
274
2003
16
34
44
28
10
53
185
2002
-
-
16
23
14
45
98
2001
124
51
69
33
96
23
401
2000
262
1999
205
1998
292
1997
345
1996
237
1995
277
1994
337
1993
209
1992
228
1991
300
1990
242
1989
197

* ajouter pour l'hiver 2008, 30 à 40 % pour avoir une estimation de la hauteur totale de neige tombée à 2000 m.

 

Lundi 7 Avril 2008 : Complément d'informations sur le barrage de Ceillac par Vallouimages

Le site Vallouimages.com apporte un complément d'informations essentielles en donnant des détails sur les projets hydrauliques en cours dans le pays briançonnais. Ces informations non seulement confirment, s'il en était besoin, la nouvelle diffusée par ceillac.com mais expliquent clairement quels autres projets d'envergure existent dans le nord du département...

 

Queyras et Guillestrois

Un projet peut en cacher d'autres ...

Le site internet de Ceillac communique ce jour un projet de barrage à Ceillac, mais s'arrête en chemin en ne révélant curieusement qu'une toute petite partie des projets en cours.

Ce projet qui devait rester ultra-confidentiel de par ses impacts, n'existe en effet qu'en réaction à un ensemble de projets encore plus pharaoniques. Maintenant que le projet de Ceillac est sorti, il faut bien parler des autres pour mieux comprendre les enjeux et éviter la désinformation qui va forcément survenir.

Une véritable guerre de l'eau se profile en effet dans les Hautes-Alpes entre les communautés de communes du Briançonnais (CCB), du Pays des Écrins (CCPE) et de l'Embrunais, chacune d'une couleur politique différente. Les 2 comcoms du Guillestrois et du Queyras ne pouvaient pas rester sans réagir de leur côté.

Chaque comcom veut rester maître de son eau et ne pas la "refiler" à son voisin sinon au prix fort. Les 2 comcoms du nord du département ne supportent plus de voir leur eau enrichir l'Embrunais avec Serre-Ponçon. C'est bien le seul point sur lequel elles sont d'accord d'ailleurs.

La CCB projette donc un barrage dans les gorges de la Durance à la hauteur de la vieille ville qui noierait le long et profond ombilic en amont. Les eaux de la vallée de la Guisane où il n'est pas possible de construire un barrage seraient dérivées dans la retenue ainsi créée...

la suite en cliquant sur le lien : http://www.vallouimages.com/queyras/ceillac-projet.htm

 

Mardi 1 Avril 2008 : LE BARRAGE DE LA VISTE REFAIT SURFACE !

Etudié par EDF une première fois dans les années 50, au moment où la France s'équipait alors en énergie hydroélectrique, puis abandonné au profit d'autres réalisations, le projet de barrage hydroélectrique de la Viste est relancé avec le plus grand sérieux par EDF.

Alors que les études sont manifestement très avancées, on peut s'étonner de cette annonce tardive faite par EDF qui a cependant affirmé ne pas avoir voulu fausser le débat électoral à l'occasion des élections municipales.

Il va sans dire qu'une telle annonce a fait l'effet d'une bombe, non seulement à Ceillac, mais dans le Queyras tout entier.

Pourquoi un tel barrage ?
Les ressources en énergies fossiles, pétrole et charbon, comme en uranium, s'épuisent, en  témoigne la hausse vertigineuse et continue du prix des matières premières.
EDF cherche donc à développer des énergies propres alternatives comme l'hydroélectricité. Aujourd'hui, cette dernière ne représente que 3% de la production totale de l'électricité en France, 80 % étant produits dans les centrales nucléaires. Le but avoué d'EDF est de parvenir, avant 2020, à plus de 10 %, dans le cadre d'une politique de développement durable.

Les Hautes Alpes possèdent déjà la plus importante retenue artificielle d'Europe avec le lac de Serre-Ponçon (28,2 km² pour 1,2 milliards de m3). Chacun se souvient qu'en 1962 le village de Savines avait été ainsi englouti et reconstruit sur la rive gauche du lac artificiel généré par la construction d'un barrage en terre  (630 m de large pour 130 m de haut) au sud de Chorges.

EDF recherchant des sites favorables pour la création de nouveaux lacs de ce type, la vallée de Ceillac, de par sa configuration atypique, a bien évidemment, une nouvelle fois, retenu son attention. En effet, les vallées de montagne possédant comme Ceillac un vaste plateau avec un verrou naturel (à la Viste) sont rares. Notons que ledit plateau abritait déjà, il y a 20.000 ans environ, un lac d'origine glaciaire, certains géographes avançant même l'hypothèse que le nom de Ceillac y trouvait son origine (hypothèse contestée, à juste raison, la vallée ayant été habitée il y a 2000 ans à peine...). Autre argument, les premières études géologiques montrent que le fond de la vallée de Ceillac est constitué, pour grande partie, d'argile et est donc étanche.


Savines avant la mise en eau du lac de Serre-Ponçon en 1962.

Quelques données chiffrées (sources EDF)
Si le projet devait être approuvé, après une longue procédure, et réalisé, le lac aurait au final une superficie de 1250 hectares avec une contenance de 220 millions de m3. L'électricité produite grâce à 2 alternateurs générerait  25 Mégawatts, l'équivalent de la consommation annuelle de Briançon.

Les caractéristiques principales seraient les suivantes :

- profondeur maximale : 110 m
- altitude max : 1750 m ; altitude mini : 1600 m
- bassin versant d’alimentation : 8400 hectares
- durée totale de la mise en eau : 18 mois

- barrage en terre (de même type que celui de Serre Ponçon) résistant aux séismes jusqu’à un degré 7 (échelle de Richter) : 410 m de large pour 120 m de hauteur (9 millions de m3)
- générateurs de dernière génération de type Pistrix à haut rendement

Carte virtuelle du futur lac de Ceillac

Les conséquences
La conséquence première est évidemment la disparition du village de Ceillac, avec tout son patrimoine bâti. Un nouveau village serait reconstruit sur le plateau de Bramousse ou à Chaurionde, Bramousse ayant apparemment la préférence des agenceurs. Ceillac deviendrait alors, et de très peu, le plus haut village d'Europe, avec une altitude de 2050 m.

Pour son accès, la construction d’une nouvelle route serait nécessaire ; elle partirait de la route actuelle du Queyras pour rejoindre le col Bramousse et redescendre sur le plateau éponyme.

Un pont devrait être également construit pour permettre de relier le village à l'actuelle route forestière de Jalavez qui serait alors élargie et goudronnée afin de desservir le domaine alpin, dont le front de neige devra être remonté de 200 m, et les 2 fonds de vallée.

A long terme, les berges pourraient faire l'objet d'aménagements pour la pratique de sports nautiques, comme le bateau ou la planche à voile.

Des réactions très vives
Les premières réactions des ceillaquins et de leurs élus, surpris voire choqués par l'annonce, sont, on s'en doute, très vives.

EDF a d’ores et déjà programmé, pour le 28 avril prochain, une réunion publique, à laquelle assistera, à n’en point douter, l’ensemble de la population. Y seront présents le directeur d’EDF Engineering, l’architecte des bâtiments de France, le nouveau président du Parc du Queyras ainsi que M. le sous-préfet de Briançon. On peut évidemment s'attendre à des échanges pour le moins tendus...

 

Calendrier prévisonnel du barrage

- été 2008 : finalisation de l'étude de faisabilité

- automne 2008 : présentation du projet final à la population

- début 2009 : négociation avec la municipalité et enquête publique

- printemps 2009 : dépôt du dossier d’agrément et de financement auprès des services de l’État

- printemps 2010 : construction du nouveau village et de la route d'accès ; construction du barrage en terre ; requalification de la route forestière

- été 2010 : réaménagement du bas du domaine alpin

- printemps 2011 : abattage des arbres situés à l'ubac


- été 2011 : évacuation du village et début de la mise en eau

- automne 2012 : entrée en production du barrage

 

Mercredi 26 mars 2008 : Délégations

Hier, le conseil municipal, après avoir élu, vendredi dernier (voir plus bas) le maire et ses adjoints a désigné ses représentants au sein des différentes instances (Communauté de Communes, Syndicat mixte, Parc du Queyras...).

Les suppléants sont indiqués entre parenthèses :

  • COMMUNAUTE DE COMMUNES : Célestin Fournier, Françoise Fournier
  • SYNDICAT MIXTE (remontées mécaniques) : André Imbert (Françoise Fournier)
  • PARC DU QUEYRAS : Carole Traver, Michel Chavrot
  • SIVU DU CRISTILLAN (micro-centrale) : Célestin Fournier, Claude Grossan, Jean Meissimilly, Morgane Fournier
  • SYNDICAT D'ÉLECTRIFICATION : Emile Chabrand  (Jean Meissimilly)
  • AIDE SOCIALE : Morgane Fournier, Arlène Buzet
  • OPTQ (office de tourisme et de promotion du Queyras) : Carole Traver, Jean-Joseph Fournier
  • COMMISSION APPEL OFFRES : Célestin Fournier, Claude Grossan, André Imbert, Jean Meissimilly (Morgane Fournier, Françoise Fournier)

 

Mardi 25 mars 2008 : CRJ Minimes

Le CRJ Minimes (catégories 1 et 2 nées en 93 et 94) s'est déroulé le samedi 15 mars dernier sur la piste rouge de Girardin à Ceillac.

Le tracé débutait en haut du 1 er mur avec un dénivelé de 300 m. Des conditions exceptionnelles pour la saison, au niveau qualité de neige notamment, ont permis aux 126 coureurs de concourir avec une piste parfaite, régulière, ne se dégradant pas au fil des passages et des manches.

L'organisation était au diapason, puisque tout s'est déroulé sans accroc jusqu'à la remise des prix qui a eu lieu au front de neige.

Les résultats sont les suivants :

Filles : 1. Alison Willman (Pra Loup) ; 2. Lorène Mathieu (Risoul) ; 3. Sarah Macoin (Serre Chevalier) ; 4. Lucie Labertrande (Les Orres) ; 5. Elodie Savelle (Val d'Allos)

Garçons : 1. Robin Champiot (Serre Chevalier) ; 2. Enzo Pellini (Pra Loup) ; 3. Yannick Nardini (Les Orres) ; 4. Antoine Galandé (Gap Orcières) ; 5. Sébastien Join (Serre Chevalier)

Photos Muriel Bérard


Notez la courbure des skis...


Manque quelque chose, non ?


Podium des garçons...


...et podium des filles.

 

Vendredi 21 mars 2008 : Election du maire et de ses adjoints

Le nouveau conseil municipal s'est réuni pour la première fois ce soir à la mairie de Ceillac. L'ordre du jour était uniquement consacré à l'élection du maire et des adjoints.

Jean-Claude Carle, maire sortant, a ouvert la séance et fait une déclaration avant de passer la main au doyen du conseil, Célestin Fournier, pour l'organisation du vote :

Chers amis,

Ce n'est pas sans émotion que j'accueille ce soir les conseillers municipaux élus les 9 et 16 mars et la population venue assister à l'élection du Maire et des adjoints qui auront désormais la charge de notre commune.

Je félicite les conseillers pour leur élection et je souhaite que cette équipe qui compte pour la première fois à Ceillac quatre femmes trouve de grandes satisfactions dans le service de notre communauté.

Pour ma part, au terme d'un mandat de sept ans, je voudrais vous dire tout le plaisir que j'ai eu à vous représenter et à défendre au mieux les intérêts de Ceillac.

Avec la municipalité qui m'entourait et grâce à l'implication totale d'Alain FOURNY dont les compétences de gestionnaire ont été reconnues et appréciées, nous avons pu réaliser la plupart de nos objectifs.

Ceillac est maintenant une station de ski entièrement recomposée et bénéficie d'un bon réseau de neige de culture. Les propriétaires fonciers nous ont permis de réaliser les remontées, la retenue collinaire et les parkings sans avoir à recourir à l'expropriation. Je les en remercie.

Ceillac va être la première commune du Parc du Queyras dotée d'un réseau d'assainissement complet et d'une station d'épuration aux normes européennes. Ceillac sera le premier village du Queyras dont presque toutes les lignes électriques et téléphoniques seront enfouies, y compris la moyenne tension.

Si nous avons pu faire évoluer le P.P.R. puisque les premiers permis de construire dans le village ont été accordés dernièrement après des années de blocage, nous n'avons pas eu le temps de lancer la mise en valeur du presbytère, de la Chastellane, de la Maison Colombet ou de la laiterie alors que nous sommes confrontés à une demande forte de logements permanents et de lieux d'animation.

Une aire de jeux pour les enfants, un terrain de sports collectifs, une via ferrata, très appréciée, complètent notre offre de loisirs d'été.

La présence de la poste et des deux classes de l'école ont été maintenues. C'est un enjeu majeur pour l'avenir.

L'approbation du PLU devrait permettre la création prochaine d'un hôtel 3 étoiles sur un terrain mis à disposition par la commune.

La consultation des entreprises est lancée pour la construction du centre de secours dont la maîtrise d'ouvrage est assurée par la communauté de communes.

Nous avons pu restaurer des chapelles, des fontaines, des ponts, le poste optique de Girardin et achever les aménagements intérieurs de Sainte-Cécile et du Centre d'accueil.

Un schéma d'eau potable, lancé depuis 3 ans, nous a permis de préparer et mobiliser le financement d'une première tranche de travaux pour sécuriser l'alimentation en eau potable du village.

Bientôt, le pylône qui faisait l'objet d'un contentieux avec l'administration des Bâtiments de France sera remplacé par un équipement plus discret, dans le bois du Cheynet.

Le comité des fêtes, les Amis de Ceillac, l'association culturelle et sociale du Queyras, l'association des personnes âgées de Guillestre, nous ont accompagnés pour rendre plus facile et plus conviviale la vie à Ceillac. Qu'ils en soient remerciés.

Le soutien sans faille de la communauté de communes, du syndicat mixte, du conseil général ont été des atouts précieux.

Je n'oublie pas non plus les personnels de la commune sur qui j'ai pu compter, toujours disponibles quelle que soit l'heure (merci pour leur dévouement), les sapeurs pompiers et tous ceux qui, dans l'ombre, nous ont apporté leur appui.

Je me devais, pour l'équipe qui m'a honoré de sa confiance, de dresser ce rapide bilan de notre action commune et de vous redire que nous sommes heureux et fiers d'avoir été au service de Ceillac et de ses habitants durant toutes ces années, pour continuer l'oeuvre de rénovation entreprise par Philippe Lamour il y a 40 ans.

 

Deux candidats se sont présentés au poste de maire : Emile Chabrand et Célestin Fournier. Le premier a recueilli 3 voix, le second 8 voix. Célestin Fournier a donc été proclamé nouveau maire de Ceillac.

Puis se sont déroulées les élections des adjoints, 3 postes étant à pourvoir. Pour chacun d'eux, un seul candidat s'est présenté. Ont été élus Françoise Fournier, Morgane Fournier-Rosec et Jean Meissimilly pour, respectivement, les postes de premier, deuxième et troisième adjoint.

Après ces votes, Célestin Fournier a lu la déclaration suivante :

Mesdames, messieurs, chers collègues, chers amis,

A toute la population, merci de nous avoir fait confiance et porté autour de cette table onze conseillers municipaux pour conduire les destinées de notre commune.

Même dans une petite comune comme la nôtre, une élection n'est jamais un événement anodin. Après plusieurs semaines de débats, parfois vifs, et qui, convenons-en les uns et les autres, n'ont certes pas toujours porté sur l'essentiel, vient donc le temps des réalités concrètes. Vient le moment où nous nous retrouvons tous réunis pour prendre officiellement, et pour six ans, la charge de l'avenir de notre commune et pour faire nôtres les souhaits et les préoccupations de ses habitants.

Le code électoral a prévu avec sagesse que chaque projet de politique communal soit représenté dans notre assemblée. C'est ce qui sera fait.

Nous sommes donc invités, par les institutions de la république, à nous entendre et mieux, à nous écouter, pour travailler ensemble au service de tous.

Vous venez de me conférer le droit de prendre la parole au nom de tous les ceillaquins. J'userai donc donc de cet honneur pour vous remercier très officiellement d'avoir accepté, avec moi, la charge exaltante mais aussi parfois ingrate que nous ont confiée les ceillaquins.

Je concluerai donc donc par un appel à une réflexion en profondeur sur le devoir et l'avenir de notre commune, une réflexion ouverte qui dépasse nos clivages habituels et qui oublie nos rivalités qui sont désuètes en regard de nos enjeux.

Pour parvenir à ces enjeux, il ne faudra pas seulemet faire notre travail d'élus, il faudra mobiliser l'ensemble de la population, rechercher tous les concours possibles, se battre avec acharnement sans faille contre l'évidence, contre le bon sens, contre toutes les logiques qui conduiraient à accepter la fatalité.

Nous avons cependant le même désir de voir les habitants de notre commune heureux d'y vivre. Heureux d'y travailler, heureux d'accueillir ceux qui viennent partager ce bonheur pour que vive Ceillac.

Pour y parvenir, il nous faudra développer des trésors d'imagination et une détermination farouche. Nous devons nous montrer ouverts et dispnibles dans la réflexion. Unis et solidaires dans l'action.

L'ambition est immense, elle est ici - j'en réponds et je vous remercie - partagée par tous. Au travail ! Et pour en finir, nous dev