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Mardi 2 Janvier 2007 : Entraînement de l’équipe de France de ski alpin les 4, 5 et 6 janvier 2007 à Ceillac

Le Queyras accueille l’équipe de France de ski alpin, pour trois jours d’entraînement dans la station de Ceillac.

L’équipe de France de descente vient s’entraîner au slalom géant dans le Queyras pour profiter d’un enneigement considéré par les techniciens du team comme le plus favorable des stations françaises.

Ces trois jours à Ceillac serviront de préparation en vue de la prochaine épreuve de coupe du monde à Wengen en Suisse les 12, 13 et 14 janvier. L’intérêt remarquable de la piste noire de Girardin favorisera un entraînement de qualité pour l’ensemble des skieurs.

L’équipe de France de descente sera là au grand complet, mis à part Antoine Deneriaz. En effet le champion olympique des JO de Turin est blessé et ne sera pas rétabli avant trois semaines. Seront présents Marc Bottolier (11ème et meilleur français lors de la dernière épreuve de descente à Bormio en décembre), Yannick Bertrand, David Poisson, Pierre Emmanuel Dalcin (16ème à Bormio), Adrien Theaux, et Johan Clarey.

En accompagnement de l’équipe de France, le staff sera composé de 4 entraîneurs, 4 techniciens, 1 kiné et 1 préparateur physique. En tout 16 personnes logeront à l’hôtel « La Cascade » sur le front de neige de Ceillac dès le mercredi 3 janvier au soir.


Nous espérons tous que le travail qui sera fourni durant ses trois jours d’entraînement portera ses fruits à Wengen. Après avoir accueilli les équipes de France de ski handisport pour les JO de Turin, le Queyras continue dans cette démarche avec les descendeurs de l’équipe de France de ski alpin.

Une venue qui vient confirmer, par le haut, la qualité de l'enneigement actuel à Ceillac et des équipements dédiés (télésiège 6 places débrayable, neige de culture...)...

 

Mardi 2 janvier 2007 : animations semaine du jour de l'An

 

Programme animations semaine de Noël

 

Salon de Thé~Expo-vente : "Le FARNIEN'THÉ"

Samedi 16 décembre, les ceillaquins étaient invités à l'inauguration du salon de thé~expo-vente "Le FARNIEN'THÉ" qui ouvrira ses portes au public le jour de l'ouverture de la station, le samedi 23 décembre.

Françoise et Emile Chabrand et leur fille Marie ont raconté aux personnes présentes la génèse du concept, nouveau dans le Queyras, et ont précisé quels seraient les prestations et services proposés.

EXPO-VENTE

La partie expo-vente permet de présenter le travail d'artisans locaux tels que : les poteries de Michel Blanchard, les créations de Catherine Hennebo, les copies de meubles anciens d' Yves Marou, les meubles et objets sculptés des frères Perron, de Claude Grossan ou de la Rosace, les aquarelles d'Odile Fricher, les créations de Marythé, les photos de Christophe Pesson... S'ajouteront également les oeuvres de Céleste Fournier, écrivain, ainsi qu'un certain nombre de livres ayant trait au Queyras.

Il sera également possible de s'inscrire pour les sorties raquettes organisées par Yves Fouque, accompagnateur moyenne montagne.

Au delà de la stricte présentation des productions artisanales le salon de thé est déjà, en soi, une démonstration du savoir-faire d'Emile Chabrand en matière de construction, d'aménagement et de mise en oeuvre des idées sorties de sa tête ou de celle de Françoise et de ses filles.

Françoise avec une partie des artisans exposant leurs productions au salon.

 

SALON DE THÉ

Le salon de thé, lieu chaleureux idéal se poser, proposera toute une variété de thés (12), de cafés, de chocolats ou d'infusions. Il sera également possible de manger une crêpe ou de déguster biscuits et pâtisseries d'un boulanger ceillaquin. Seront évidemment disponibles les boissons traditionnelles tels que jus de fruits ou sodas avec tout un choix de granités (pur jus de fruits et glace pilée).

En pleine saison, sera proposée une fondue au chocolat le mercredi après-midi.

Un petit coin salon a été aménagé près de la cheminée où se trouve une bibliothèque (livres à disposition sur le Queyras et la montagne) et un piano sur lequel tout un chacun peut se délier les doigts.

 

ANIMATIONS

Régulièrement, des animations seront programmées : récital de chants, tournoi de belote, soirée contes, soirée débat, diaporamas, journée dédicace...

Ainsi, durant la semaine du nouvel An, une chanteuse de jazz, accompagnée d'un pianiste, se produira au salon.

 

ACCÈS WI-FI

Un hot-spot wi-fi a été mis en place. L'accès Internet est libre à tout possesseur de portable (équipé d'une connexion wi-fi) qui peut ainsi lire son courrier, rechercher une quelconque information ou surfer à loisir comme bon lui semble.

 

HORAIRES

Le salon ouvrira le matin à 8 h 30, sauf le samedi ou il sera accessible dès 8 h avec possibilité de prendre son petit déjeuner. Un service qu'apprécieront celles et ceux qui viennent à Ceillac en train et arrivent tôt le matin, avant que la location ne soit disponible.

La fermeture le soir sera variable en fonction de la demande ou des animations.

 

ACCÈS~CONTACT

Le salon se trouve au centre du village, juste à côté de l'Epicerie Favier. Il est accessible depuis la rue centrale ou depuis la route des Hoches.

Le téléphone est le 04 92 45 86 75 (portable : 06 75 63 07 84)

A noter que l'ouverture de ce salon intervient avec les ouvertures récentes d'un snack, "Le Sorbier" (consommations sur place et à emporter), d'un pas de fenêtre pour la vente de pizzas (place Philippe Lamour), d'une laverie (en self service ou à la prestation, locations de draps...) qui s'ajoutent aux commerces existants. Cette multiplication de commerces et de services ne pourra avoir qu'un effet positif pour dynamiser le vieux village et l'instituer, s'il en était besoin, en tant que pôle économique et social de la vallée.

 

Affaire Seznec

Jeudi 14 décembre 2006, 82 ans après les faits, la Cour de cassation a rejeté la requête en révision, déposée par Denis Seznec, du procès qui avait condamné Guillaume Seznec au bagne à perpétuité pour meurtre. Cet "épisode" judiciaire est l'occasion de rappeler que Philippe Lamour, maire de Ceillac durant 18 ans, avait plaidé dans cette affaire alors qu'il était jeune avaocat au barreau de Paris.

Philippe Lamour, le Zola de Seznec

Les 4 et 5 octobre 1932, devant le tribunal de première instance de Rennes, était appelé le procès intenté contre le journal « La Province », par MM Louis QUEMENEUR et Jean POULIQUEN, frère et beau-frère de Pierre QUEMENEUR, pour l’assassinat duquel Guillaume SEZNEC avait été condamné en 1923 aux travaux forcés à perpétuité.

On sait que jamais le corps de pierre QUEMENEUR ne fut retrouvé.

L’assignation visait le gérant et le directeur du journal et un ancien juge d’instruction à Guingamp, en raison des articles publiés par eux dans "La Province" en faveur de la thèse de l’innocence de SEZNEC.

Charles Victor HERVE, directeur de "La Province", a refait l’enquête patiemment, pas à pas, a soumis le dossier à un examen critique minutieux. Et ce qu’il a trouvé et démontré est tel qu’après avoir ébranlé la certitude commune quant à la culpabilité de SEZNEC, il a imposé à l’opinion publique de Bretagne, la conviction de son innocence.

Pendant des mois, chaque semaine, "La Province" a démontré l’innocence de SEZNEC et fait appel à l’opinion et à la justice. Ce sont ces textes que les plaignants reprochent à "La Province". Sans oser les qualifier de diffamatoires. Ils les jugent seulement susceptibles de leur causer un préjudice personnel.

Mais, informée par "La Province", l’opinion s’est émue, la ligue des droits de l’homme s’est saisie de l’affaire comme de grands journaux parisiens : "l’Ami du peuple", ou "la Volonté" et "l’Intransigeant" qui ont repris pour leurs lecteurs les arguments des défenseurs de SEZNEC.

Si le tribunal a cru devoir, alors, suivre MM Louis QUEMENEUR et POULIQUEN, le jugement rendu alors ne clôturait pas l’affaire. Il l’ouvrait, au contraire, comme le procès Zola avait ouvert la révision de l’affaire Dreyfus.

Pour assurer sa défense, en 1932, "La Province" avait fait appel à Maître Philippe LAMOUR, jeune et brillant avocat au barreau de Paris. Sa plaidoirie prononcée le 5 octobre 1932 et éditée dans son intégralité par "La Province" constitue une démonstration nouvelle et complète de l’innocence de SEZNEC.

Avec une précision d’horloger et, déjà, les formidables talents oratoires qui contribueront à sa réputation de tribun, cette plaidoirie se déroule sur 115 pages, dense, vivante et méticuleuse comme une véritable enquête et solennelle dans sa conclusion :

« Messieurs, j’en ai terminé. Et néanmoins, avant de fermer ce dossier , je voudrais sans nulle emphase , avec simplicité, mais avec la simplicité d’un coeur convaincu, vous dire encore ceci.

Est-ce que cette affaire, toutes proportions gardées, ne vous rappelle pas une autre affaire qui émut à ce point notre pays qu’elle s’appela tout simplement l’Affaire ?

Ne vous souvenez vous pas d’un homme qui lui aussi resta de longues années aux mêmes Iles du Salut sans jamais cesser de protester de son innocence ? Est-ce cet homme, lui aussi, n’avait pas été accablé de preuves et de présomptions ? Est-ce qu’il n’avait pas aussi contre lui cette sacro-sainte autorité de la chose jugée dont on se bardait hier ?

Eh bien, Messieurs, cet homme , malgré les preuves et les présomptions, malgré les expertises et les choses jugées, il a fallu un jour reconnaître son innocence, le gracier, puis le réhabiliter.

Ce qui fait la grandeur de la justice, voyez-vous, c’est de savoir rester humaine, de consentir à reconnaître ses erreurs et de les réparer. J’espère de tout mon cœur que ce parallélisme continuera jusqu’à la grâce et la réhabilitation de Seznec.

Et déjà, Messieurs, il continue. Pendant l’affaire Dreyfus un homme aussi s’était levé. Ah, il n’avait pas notre prudence et notre circonspection. Zola disait : « J'ACCUSE ». Et Zola fût condamné pour avoir porté des accusations qu’il fallut reconnaître exactes et défendre l’innocence d’un homme qu’il fallut, en effet, gracier. Encore une fois, je ne veux pas me livrer à des comparaisons emphatiques, mais tout de même et toutes proportions gardées, ici, nous sommes au procès Zola. »

On comprend mieux, alors, que le petit fils de SEZNEC, Denis SEZNEC, en 2004, ait ainsi dédicacé son ouvrage « Nous les SEZNEC, les pièces secrètes de l’affaire » « A Philippe Lamour, le Zola de notre cause »

Christian Grossan

 

Bilan neige au 10 décembre

Avec les chutes de ces derniers jours, les hauteurs de neige s'établissent à 15 cm au village et 65 cm, au snack Girardin, arrivée du télésiège et départ du domaine haut. Le froid qui est venu assez brutalement la nuit dernière a permis de consolider cette couche.

L'ensemble du domaine haut a été damé et quelques skieurs et autres surfeurs ont en déjà profité, après il est vrai avoir accompli l'effort nécessaire pour monter à peaux de phoque..., l'ouverture des remontées mécaniques étant programmée pour le 23 décembre.

Les canons à neige fonctionnent à pleine puissance et les tas de neige obtenus sont déjà conséquents. Le froid annoncé pour les jours à venir permettra de poursuivre, avec un excellent rendement, la production. De fait, le domaine bas trouvera ainsi le complément de neige qui confortera la couche existante plus faible que celle du domaine haut.

Vue générale de la vallée depuis la piste noire.

Vue du village depuis les Tourres.

Les perches de la piste noire en pleine action.

Au départ du domaine haut.

La pointe de la Saume "plâtrée" à souhait.

Pierron en cours de damage de la piste bleue.

Les premiers skieurs de rando profitent des excellentes conditions...

... tout comme la chienne de Yohann.

 

Samedi 2 décembre : Poste optique de Girardin

L’association des Amis de Ceillac est heureuse d’annoncer qu’elle a d’ores et déjà réuni une somme de 34.000 € pour la réfection du Poste Optique de Girardin.

Une souscription avait été lancée au mois de mars 2006. Elle a permis de récolter la somme de 7000 € auprès des adhérents et sympathisants, Ceillaquins et vacanciers. A cette somme conséquente, s’ajouteront 7000 € versés par la "Fondation du Patrimoine", représentée par Alain Robert dans le département.

De son côté, le Conseil Général, qui avait été sollicité, participera à hauteur de 8000 €.

Un dossier avait été parallèlement déposé à la région. André Blès, président de l’association, vient de recevoir un courrier l’informant que la PACA verserait une subvention de 12.000 €.

On arrive donc à un total de 34.000 € sur les 45.000 €* nécessaires pour effectuer les travaux. Ne restent plus que "11.000 €" à trouver avant le lancement desdits travaux qui interviendront, si les conditions météo le permettent, à la fin juin 2007.

Le conseil d’administration de l'association tient à remercier une nouvelle fois tous les donateurs et se montre particulièrement reconnaissante du soutien reçu qui valide ce projet dont on est sûr désormais de l'aboutissement.

A noter que pour ce dossier, comme le prévoit la procédure de subventionnement de la Fondation du Patrimoine, c'est la Commune qui est maître d'ouvrage et recevra donc les fonds à ce titre. En outre, c'est également elle qui décidera de la mise en oeuvre des travaux.

* 45.000 € et non pas 40.000 € comme annoncés par erreur dans un premier temps

Poste Optique de Girardin au 27 septembre 2006.

 

Dimanche 12 novembre : Mariage

C'est une très belle journée d'automne, chaude et colorée, qu'ont choisie Marc Pothier et Claire Robquin pour leur mariage à Ceillac.

A la mairie d'abord, à l'église Sainte-Sébastien ensuite, Marc, Chargé d'assistance résident dans la maison familiale au hameau de la Clapière et Claire, kinésithérapeute dont la papa, dans les années 60, a aménagé en résidence secondaire l'ancien fort du hameau de Laval ont échangé leurs consentements, entourés de leurs familles et de leurs amis.

Le jeune couple est établi à Paris.

Christian Grossan

 

Dimanche 5 novembre : Un beau concert

Depuis le mois d’août, Hélène de la Ferrière est la nouvelle gardienne du refuge de la Cime, dans la vallée du Mélézet.

A l’occasion de la fête de la Saint-Michel, après la messe célébrée dans la petite chapelle du hameau, l’assistance s’était retrouvée au refuge pour un moment d’échanges et de partage et Hélène avait alors renoué avec son violon-alto.

Samedi 4 novembre, avec ses amis Claire et Louis Rabier professeurs au conservatoire d’Aix-en-provence qu’elle avait le plaisir de retrouver pour les vacances, elle a offert dans l’église Saint- Sébastien un concert de grande qualité.

Le trio, Hélène au violon-alto, Claire au violoncelle et Louis à la flûte traversière, a exécuté des œuvres de Vivaldi, Beethoven, Haydn et Giordani devant un public séduit par ces morceaux choisis de musique de chambre.

Gageons que les talents d’Hélène, qui apprécie l’accueil qu’elle a reçu en arrivant à Ceillac, seront sollicités à l’avenir…

 

Vendredi 3 novembre : Concert

Rappelons que demain, en l'église Saint-Sébastien, aura lieu un concert de qualité, avec, parmi les concertistes, au violon-alto, Hélène de la Ferrière , qui garde le refuge de la Cime depuis cet été... A ne pas manquer !

 

Lundi 30 octobre : animations Toussaint 2006

 

Mardi 24 octobre : PLU, OBJECTIFS ET MOYENS

Une centaine de personnes ont répondu présentes, mardi 24 octobre, pour assister à la présentation du P.A.D.D. (Plan d'Aménagement et de Développement Durable), qui établit les grandes lignes politiques du P.L.U. Cette présence importante montre que les ceillaquins ont bien mesuré les enjeux du P.L.U. pour les décennies à venir.

Jean-Claude Carle, maire de la commune, a ouvert la réunion en rappelant que le P.L.U., un outil de travail majeur pour les municipalités futures, était un des trois grands dossiers que la municipalité avait pris en charge depuis son élection, les deux premiers, la mise à niveau du domaine alpin et l'assainissement étant déjà réalisés ou en cours de réalisation.

Alain Fourny, 1er adjoint, après avoir remercié les personnes ayant participé à la consultation en mairie lors de la présentation des documents de travail, a détaillé les grandes étapes de la gestation du P.L.U. :

- une phase de concertation où chacun peut débattre des grandes orientations du projet ;

- une phase de consultation des services de l'État qui vérifiera la bonne adéquation des choix effectués avec le milieu naturel, le bâti existant, les ressources, l'assainissement, les zonages définis par le P.P.R. ou les zonages de protection (natura 2000, par exemple)

- une phase de présentation à l'enquête publique (prévue au printemps 2007)

- l'approbation par le conseil municipal (normalement à l'été 2007)


LE PROJET COMMUNAL

Vincent Byais, urbaniste de la commune, a rappelé, en préambule, que ce P.L.U. viendra remplacer le P.O.S. de 1976, sa gestation ayant été retardée par l'établissement du Plan de Prévention des Risques, maintenant validé. Le P.L.U., une fois approuvé, ne sera pas figé, il sera certainement amené à évoluer par le biais de modifications ou de révisions.

Il a dit la difficulté de travail, du fait d'un P.P.R. extrêmement contraignant auquel s'ajoutent les réglementations existantes comme la loi montagne ou les différents textes réglementaires.

Ensuite, il a exposé les principaux objectifs politiques de ce PLU :

* Enrayer la baisse de population et offrir la possibilité d'accueillir 50 nouveaux habitants d'ici 10 ans, grâce à la création d'une zone urbanisable, au lieu dit de l'Infernet, avec la réalisation, par une opération publique, d'un programme mixte (500 lits permanents, touristiques et hôteliers).

* Pérenniser l'activité agricole et conserver les paysages qui y sont liés avec une protection forte des zones agricoles existantes (plaine des Oches notamment) et la création de 2 zones d’activité agricole (Pra Chiriou et St James) qui autoriseront la délocalisation des activités actuellement situées sur le village.

* Pérenniser l'activité touristique avec la mise à niveau et la sécurisation du domaine alpin (déjà effectuée en grande partie) et avec un développement de l'activité en toutes saisons par une amélioration des équipements et une implication des différents acteurs du secteur. Développer également la capacité d'hébergement afin d'atteindre les indispensables ratios d'équilibre économique, en compensant notamment le nombre de lits perdus depuis la dissolution de la SICA. Dans ce but, sont proposés, hormis la réalisation du programme de l'Infernet, des incitations pour combler les poches non bâties des zones constructibles, la création d'une zone à urbaniser, à long terme, au Pied du Mélézet et la création de logements pour les saisonniers dans le village.

* préserver l'environnement, garant d'une haute qualité de vie et d'une fréquentation touristique importante avec une protection forte des espaces naturels, la mise en œuvre du schéma directeur d'assainissement, la protection des captages, la préservation et la valorisation du patrimoine bâti. A noter que la loi impose qu'une étude soit menée pour étudier les impacts environnementaux du P.L.U. sur le milieu.

* Mettre en valeur les espaces publics, maintenir le village comme pôle économique et social, développer les services et localiser ces derniers dans le village exclusivement. Sont ainsi prévus la mise en place du musée ethnographique (maison Chabrand), la création d'un espace d'accueil et de services liés à l'enfance, la création d'un espace sports-loisirs rive gauche du Cristillan et la réalisation de la troisième tranche d'aménagement du village.

 

PLAN DE ZONAGE

Il est calqué sur le PPR, un des plus contraignants des Alpes, la majeure partie de la vallée étant située en zone rouge, et donc totalement inconstructible.

Les principales zones sont :

- la Viste à vocation artisanale ;

- Pra Chiriou et St James (cime du village) à vocation agricole avec possibilité de constructions de bâtiments liés à cette activité ;

- les Oches, correspondant à la plaine occidentale de Ceillac, en tant que zone agricole protégée, donc totalement inconstructible ;

- La Clapière comprenant essentiellement 3 zones : Urb. ancien, Urb. contemporain et la zone de Saint-Antoine pour laquelle la commune espère une prochaine évolution du PPR ;

- le village situé intégralement en zone rouge par le PPR, notamment suite aux risques de crue torrentielle ;

- périphérie du village : zone de la Chalp (sports-loisirs) ; Tourres (ski) ; Gravière (zone classée naturelle à ce jour) ; combe de l'Infernet (zone mixte urbanisable);

- Pied du Mélézet : Zone Urbanisable uniquement après révision du PLU, donc à long terme (choix des futures municipalités).

A noter que l'ancien projet U.T.N. sur cette zone a constitué un argument décisif pour obtenir l'aide du Conseil Général pour la mise à niveau du domaine alpin, à une époque où le projet sur l'Infernet n'était pas d'actualité.

UN INDISPENSABLE DÉBAT QUI DEVRA SE POURSUIVRE

Dans le débat qui a suivi, un certain nombre de remarques et d'observations pertinentes ont permis de corriger des formulations trop floues ou de tracer un zonage avec plus de précision.

Les élus et l'urbaniste de la commune ont été amenés à apporter un certain nombre de précisions :

- Le règlement du futur PLU fixe des garde-fous fermes puisqu'il fixe un gabarit pour les futures constructions, notamment en définissant des maxima (hauteur, longueur de façade, pente des toits, volume…), en précisant les matériaux devant être employés et les raccordements obligatoires.

- La piste des Tourres (village) qui se verra amputée dans sa partie haute est considérée comme essentielle. Elle sera optimisée, avec la collaboration du gestionnaire des remontées mécaniques, par un réaménagement, une sécurisation et la programmation récurrente d'animations

- En ce qui concerne la zone urbanisable de l'Infernet, un schéma d'aménagement général sera établi avant l'été 2007. Ce sera une opération publique, cela signifie que la commune aura la maîtrise totale du foncier et du bâti ; la cohérence d'ensemble et son intégration seront donc garanties. Sur ce projet, aucun engagement, quel qu'il soit, n'a été pris avec un quelconque prestataire, promoteur ou autre investisseur.

- Pour les hameaux, les demandes de permis seront examinées par la commission ad hoc.

Après trois heures de débat, Jean-Claude Carle et Alain Fourny ont précisé que les documents de travail étaient toujours visibles en mairie et que les observations et suggestions seraient bien entendu étudiées, le personnel communal étant à l'écoute pour fournir toute information complémentaire.

On le voit, pour ce PLU la commune de Ceillac a fait preuve de sagesse et a clairement affiché sa volonté de préserver et de pérenniser les deux pôles principaux actuels d'activités économique, agriculture et tourisme, avec une protection forte des paysages et du patrimoine bâti. Le projet de l'Infernet, à l'impact modéré (3 hectares sont concernés), qui vise à remplacer les lits banalisés ayant disparu et à favoriser l'installation de résidents permanents constitue le seul point réellement nouveau.

Les objectifs déclarés ont, semble-t-il, dégagé un consensus fort et les moyens proposés pour les atteindre ne paraissent pas, pour l'heure, soulever d'opposition véritable.

 

Lundi 16 octobre : Réunion publique sur le PLU

Mardi 24 octobre, à la salle polyvalente, les ceillaquins sont invités par la Commune à participer à une présentation publique du P.L.U.

Le P.L.U. (Plan Local d'Urbanisme qui remplace l'ancien Plan d'Occupation des Sols) constitue un projet d'importance pour la vallée. Il définit en effet les choix politiques du Conseil Municipal en matière d'aménagement. La gestation du P.L.U. est très longue et on ne compte plus les réunions de travail auxquelles ont pu participer les conseillers. Il faut dire que ces choix engagent la commune pour plusieurs décennies. Actuellement, c'est toujours le P.O.S. de 1976 qui est en vigueur...

Lorsque le PLU sera finalisé, il sera soumis à enquête publique avant son approbation par le préfet. Une étape importante de la genèse du P.L.U. est le P.A.D.D., Projet d'Aménagement et de Développement Durable, qui fixe les grandes lignes du P.L.U. Cette étape est une opportunité pour la commune d'informer les ceillaquins des choix généraux qui ont été faits.

Lors de la réunion du 24 octobre, que la commune ne souhaite pas univoque mais riche en échanges, Vincent Biays, architecte urbaniste de la commune, à qui a été confié la mission d'élaborer le PLU, présentera les grandes orientations de ce plan et notamment :

- le Projet d'Aménagement et de Développement Durable (P.A.D.D.)

- les dispositions réglementaires (projet de règlement d'urbanisme)

- le projet de zonage général de la commune.

Afin que chacun puisse enrichir sa réflexion avant le 24 octobre, les documents qui seront présentés lors de la réunion seront visibles en mairie à partir de ce jour, de 9 h à 12 h.

 

Vendredi 29 septembre : Succès pour la foire aux agnelles

Hier, s'est déroulée la foire aux agnelles à Ceillac. Le soleil a été très généreux durant cette journée en offrant une belle lumière et une douceur presque inhabituelle à cette époque de l'année, mais fort appréciée.

L’objectif de cette foire est, avant tout, de permettre aux éleveurs de vendre leurs agneaux et leurs brebis ainsi que quelques chèvres. Les cours se sont rapidement établis à 90 € pour un agneau et entre 15 et 20 € pour une brebis.

La qualité des animaux présentés a fait l'unanimité.

De nombreux stands avaient été installés parmi lesquels ceux de producteurs locaux qui proposaient du fromage de Montbardon, des pommes de terre de Ceillac, du fromage de la Riaille… Étaient également présents une vingtaine de forains.

L’école de Ceillac tenait aussi un stand, afin de récolter quelque argent pour la coopérative scolaire, en vendant pâtisseries, quiches, tartes ou encore sandwiches, le tout confectionné de main de maître par les parents. Nombreux ont été ceux qui ont apporté leur soutien puisque tout a été vendu. Qu'ils en soient ici vivement remerciés.

Eric Randu, maître fromager de Montabardon, offre aux petits ceiillaquins de goûter son fromage de chèvre. Il a été très apprécié.

Des animations ont ponctué toute la matinée avec notamment la cavalcade des bergers ou encore la démonstration de chien de conduite, la plupart étant menées par Eric Gousset, le berger transhumant du Bois-Noir.

Eric Gousset, berger , défile sur son cheval camarguais avec le troupeau à travers le village.

Vers midi, s’est déroulée la remise des prix du concours qui a permis de récompenser les plus beaux lots d’animaux et notamment ceux de Jean-Joseph Allais et ceux de Gilbert Fournier qui présentaient de fort beaux spécimens de la race "Commune des Alpes", mise en avant lors de cette foire et ce, dès sa création, en 1981.

Etaient présents pour remettre ces prix Auguste Truphène (président du Conseil Général), Christian Laurens (président de la Communauté de Communes), Pierre Blanc (maire d’Arvieux et président du parc du Queyras), Marcel Cannat (conseiller général), Jean-Claude Carle (maire de Ceillac), Alain Fourny (1 er adjoint), André Blès (président de l’Ass. des Amis de Ceillac) et un représentant de la chambre d’agriculture.

Les élus, tous unanimes pour se féliciter de la réussite de la foire et pour souhaiter sa perennisation.

Tous ont salué le renouveau de la foire et ont remercié chaleureusement ceux qui avaient contribué à sa réussite. Le caractère essentiel du pastoralisme pour l’économie et le maintien des paysages a été largement et unanimement souligné.

Au final, un succès mérité pour cette foire* avec de nombreux visiteurs, un succès qu'il faudra savoir reconduire l'an prochain.

* A noter que la foire a fait l'objet d'un petit reportage diffusé ce jour lors du journal télévisé de TF1. (video visible sur le site TF1.fr, rubrique infos France, JT du 29/9 13 h)

 

Dimanche 24 septembre 2006 : Les hommes et les risques en montagne

Présenter les risques naturels qui existent depuis toujours en montagne avec les aménagements et les pratiques grâce auxquels les hommes ont pu y vivre depuis la nuit des temps à travers le parcours d’un sentier de découverte, c’était l’objectif du campus universitaire qui vient de s’achever.

Les travaux ont été présentés par les cinq étudiantes qui, pendant trois semaines, ont arpenté la vallée du Cristillan de long en large, ont rencontré des experts et de nombreux habitants. Le Centre Méditerranéen de l’Environnement et le Parc naturel régional du Queyras sont à l’origine de ce projet qui a été fortement soutenu localement, par la municipalité et l’association "les Amis de Ceillac".

Les étudiantes, qui ont beaucoup apprécié l’accueil que leur a réservé la population du village, viennent de Poitiers, Montpellier, Salon de Provence, Grenoble et même de Pologne. Elles poursuivent des études dans les domaines de l’aménagement, du développement local, de l’architecture et de la sociologie. Et cette pluridisciplinarité apparaît bien dans l’approche transversale et, sans à priori, du sujet qui, dans le contexte de l’élaboration du plan de prévention des risques naturels prévisibles est un sujet épineux et sensible.

Ce projet de sentier de découverte, encore en phase de conception, a été bien accueilli par le public venu nombreux assister à sa présentation.

Les risques naturels en montagne sont divers et réels. Mais la sagesse et le bon sens des habitants transmis par la mémoire collective de génération en génération ont permis au cours des âges d’adapter, en fonction de ces risques, les pratiques pastorales et culturales, l’exploitation des forêts, le curage des canaux, la construction des gabions et des fascines, le choix des lieux d’implantation de l’habitat…

Bien mieux que les oukases d’une administration trop souvent mise en cause par ceux là même qui ont ignoré ou négligé ses recommandations face aux risques, ce travail universitaire pédagogique et ludique à la fois est intéressant à plus d’un titre. Il vient à point ranimer la mémoire collective .Il permet de faire découvrir aux touristes l’existence de ces phénomènes naturels que l’homme ne maîtrise pas mais face auxquels il à appris à résister, à composer. Il permet aussi de nuancer l’avis trop souvent définitif et tranché des experts dont la technicité n’est pas en cause mais ne prend pas assez en compte le facteur humain et les réalités du terrain.

Quand le sentier sera aménagé, quand le topoguide correspondant sera édité on pourra vérifier que l’objectif est atteint .Pour l’heure chacun s’est accordé sur l’intérêt de la méthode et la qualité du travail présenté par des jeunes passionnés et bien encadrés.

Christian Grossan

 

Jeudi 15 septembre 2006 : Foire de la Saint-Michel

Cette année, le groupement pastoral, avec le soutien de la commune de Ceillac, de l'association des "Amis de Ceillac", de la Communauté de Communes et de la chambre d'agriculture, souhaite relancer la foire aux agnelles dont la première édition s'était déroulée en 1981 avec la présence de 21 éleveurs ceillaquins.

La date du 28 septembre 2006 a été retenue.

Pour pallier la réduction drastique du nombre d'éleveurs au village, il a été décidé d'inciter les éleveurs extérieurs (et les transhumants présents sur la vallée) à venir présenter leurs animaux. Pour ce faire, une aide pour le transport est proposée (40 € pour un minimum de 20 bêtes, ovins ou caprins) et une indemnité de 2 € sera versée pour chaque animal exposé (avec un maximum de 50 têtes). Les éleveurs primés se verront remettre une objet sculpté à la place des traditionnelles plaques.

Une collaboration avancée avec le Conseil Général, la chambre d'Agriculture et l'Office de Tourisme et de Promotion du Queyras favorisera la mise en place d'une information large. La foire sera annoncée sur Alpes 1 et le Dauphiné Libéré.

En ce qui concerne le fonctionnement général de la foire :

- un menu spécial foire devrait être proposé par les restaurateurs, au tarif de 15 €.

- un nombre suffisant de claies sera mis à la disposition des éleveurs.

- il sera proposé aux artisans locaux de venir présenter leur production.

- un courrier ciblé sera envoyé aux éleveurs, avec l'aide de la chambre d'Agriculture qui se charge en plus des lots et des prix remis lors du concours.

- un affichage sera effectué en précisant toutes les animations connexes qui seront proposées (tonte de mouton, démonstration de chiens de conduite, vidéo sur la transhumance...)

- des proposistions seront faites pour les années futures, et notamment la fixation de la date de la foire au dernier samedi de septembre avec l'institution d'un thème tournant autour de l'élevage ovin.

(tout contact auprès de Françoise Fournier au 04 92 45 36 69 ou par mail : fournier.moulin@wanadoo.fr)

Dimanche 10 septembre 2006 : Mariage d'Agnès et de David

Agnès FOURNIER, une enfant du village et David COLOMBAN, originiare de Villard Saint-Pancrace ont uni leurs destins par le mariage à Ceillac.

Dans la salle de la mairie, c’est Bernard VALLERIAN, adjoint au maire, qui a reçu le consentement des époux.

En l’église St-Sébastien, la cérémonie religieuse était ensuite animée par les abbés Jean Paul BONNET et Pierre FOURNIER de la famille de la jeune mariée. Ils ont évoqué avec beaucoup de sensibilité le souvenir de Christiane FOURNIER, la maman d’Agnès et la profondeur de l’engagement des époux dans leur vie professionnelle et sociale.

Agnès est masseur-kinésithérapeute au centre de rééducation fonctionnelle Rhône-Azur de Briançon et David conseiller funéraire.

La cérémonie achevée les mariés, debout dans une voiture décapotable , ont défilé dans les rues du village à la tête d’un long cortège, tous klaxons en action.

Christian Grossan

 

Dimanche 3 septembre 2006 : Mariage de Magali et Frédéric

Après leur mariage civil à Valence, c’est à Ceillac que Magali SERIEYS et Frédéric MOLLARD ont voulu que soit célébré leur mariage religieux.

C’est le père André BERNARDI, curé de la paroisse qui a présidé la célébration dans la belle église St Sébastien de Ceillac, où les parents de Magali se sont eux mêmes mariés il y a trente ans.

Magali, ingénieur conseil en environnement, et Frédéric, directeur d’agence bancaire à la Voulte, vont s’établir à Valence.

Christian Grossan

 

 

 

Samedi 26 août : mariage de Clotilde et d'Arnaud

C'est par une superbe journée, préautomnale, que Clotilde Meissimilly et Arnaud Pugin se sont mariés ce samedi 26 août.

Arrivés en calèche à la mairie, ils ont été accueillis par Jean-Claude Carle, maire de la commune, qui a évoqué quelques traits de caractère marquants des futurs époux avant de recueillir leur assentiment pour leur union.

Après la cérémonie civile, s'est déroulée la cérémonie religieuse menée par le père Bernardi en l'église Saint-Sébastien qui s'est avérée trop petite pour accueillir les nombreuses personnes présentes. Un petit ensemble musical de qualité a ponctué les différentes moments de l'office.

Puis, comme il est de coutume à Ceillac, c'est tout le village qui a été invité pour un apéritif très convivial à la salle polyvalente où une rétrospective sur l'enfance des deux mariés a été présentée déclenchant nombre de rires et autres sourires.

Une journée qui s'est donc déroulée sous les meilleurs auspices que n'oublieront pas Clotilde et Arnaud qui devraient très prochainement s'envoler pour un voyage en Egypte.

 

Dimanche 20 août 2006 : Saint-Barthélémy

C'est sous un ciel favorable avec un soleil omniprésent que s'est déroulée la Saint-Barthélémy cette année.

En tout début de matinée, une trentaine de concurrents a participé au cross qui comportait 4 catégories. Puis, Eric Gousset, berger au Bois Noir, a offert une brillante démonstration de conduite de troupeau avec l'aide de ses chiens. Il a pu échanger sur son métier avec les nombreux spectateurs présents et donner des détails sur l'enmontagnage qui aura lieu cette semaine (voir ci-dessous).

Vers 10 heures a commencé la construction d'une fontaine (voir plus bas) qui viendra remplacer celle du monument aux morts, assez dégradée par le temps.

Après la messe, Emile a donné un concert de cloches qui a été suivi du traditionnel pot d'accueil animé par le duo de Jazz "Loudji".

Vers 13 heures, a été servi le repas auquel a participé une centaine de convives. Ils ont apprécié les talents du maître queux qui leur a proposé une tartiflette.

L'après-midi a été consacrée à la détente avec le concours de boules et les multiples jeux traditionnels parmi lesquels la pêche à la truite vivante, les jeux du calendrier et du jambon, le concours du lancer d'oeuf ... frais, le jeu du klaxon, la pêche à la ligne... Une après-midi ponctuée par les réprésentations de danses folkloriques des Gounellouns.

La construction de la fontaine a suivi son cours et, toujours dans le registre du bois, les frères Grossan ont une nouvelle fois montré leur maestria en matière de sciage sur la chèvre. De même, Michel Zamojski a achevé sa sculpture du lièvre entamé l'an passé.

Au final, cette journée, dont l’organisation incombait à l’association des Amis de Ceillac avec la complicité du Comité des Fêtes, a connu un vif succès.

 

Concours du lancer d'oeuf frais : tous les styles sont présents,... avec plus ou moins d'efficacité pour le bonheur des spectateurs.

 

Construction d’une fontaine

Le bois fait partie de la culture du Queyras et, de fait, l’on trouve nombre de fontaines en mélèze ou en pin dans la vallée de Ceillac qu’il est nécessaire de remplacer de temps à autre. Ces remplacements sont autant d’opportunités de montrer le savoir-faire des artisans locaux lors de la fête du village, à la Saint-Barthélémy, notamment.

Différentes techniques sont employées, soit une taille dans la masse pour les fontaines rectangulaires, soit un assemblage savant d’éléments maintenus par deux larges cercles d’acier pour les fontaines rondes.

Cette année, pour refaire la fontaine en mélèze proche du monument aux morts, Jean-Claude Chabrand, son fils Jean-Yves et Michel Gauthier ont choisi la bille d’un pin cembro, vieux de 278 ans, qui trônait dans la forêt queyrassine.

Ils ont commencé par cercler la bille, d’une masse d’une tonne, à ses deux extrémités afin que le bois ne se fende pas pendant et après le façonnage. C’est une opération délicate et technique, le cercle ayant, dans le cas présent, une circonférence inférieure de 2 cm à celle de la bille et devant, par là-même, être chauffée au rouge avant d’être emmanchée en force.

 

Cette opération achevée, le travail de creusement a commencé, d’abord à la tronçonneuse pour dégrossir puis à la hache et à la gouge pour la finition.

 

Toutes ces opérations se sont déroulées devant un public nombreux et manifestement enthousiasmé par la démonstration d’un gestuelle traditionnelle restée bien vivace à Ceillac.

Vers 19 heures, la fontaine a été mise en eau et, après une brève allocution du maire, Jean-Claude Carle, et une bénédiction du père Bonnet qui a souligné l’importance qu’il y avait à bien gérer l’eau, source de vie, un apéritif a été offert.

 

Dimanche 13 août 2006 : "Les Amis de Ceillac"

Forte de plus de 180 adhérents à jour de leur cotisation, l'association « les Amis de Ceillac » s'est réunie en assemblée générale à la mairie du village, le dimanche 13 août.

Jean-Claude Carle, le maire était présent tout comme Marcel Cannat, le conseiller général du canton. Richard Siri, vice-président du conseil général délégué à la culture, était excusé de même que Pierre Blanc, président du parc.

André Blès, président de l'association a présenté le rapport moral et Françoise Fournier, la trésorière, le bilan financier qui témoignent chacun de la vitalité des «Amis de Ceillac» et de sa bonne santé financière.

Les projets pour l'avenir ont été largement évoqués et débattus avec l'assemblée. On retiendra notamment :

- la redynamisation, dès cet automne, de la foire aux agnelles (Saint-Michel)

- l'accompagnement d'un campus étudiant en relation avec le Parc naturel régional du Queyras

- la création d'un jeu de cartes (type jeu des sept familles) déclinant les richesses du patrimoine local

- la création d'un itinéraire de découverte dans les prés Girardin

- l'édition prochaine d'un ouvrage consacré aux églises classées, Sainte-Cécile et Saint-Sébastien, et de la Chapelle des Pénitents écrit par le Docteur Pierre Chouvet

- la restauration du poste optique de la crête de Favière

- la reconstruction de la chapelle Saint-Barthélémy au Thioure

- le recensement, en vue de leur élimination, des réseaux de fil de fer barbelé posés pendant la dernière guerre …

 

L'assemblée a été informée du programme des animations et des activités qui seront proposées à Ceillac les 19 et 20 août prochains * pour la fête patronale ainsi que de la création prochaine d’une association pour le développement harmonieux de Ceillac.

Enfin, décision a été prise de faire, lors de la semaine des traditions, en janvier 2007, une large place à la généalogie.

A l'issue de l'assemblée générale, le conseil d'administration a reconduit le bureau : président André Blés, vice- présidents Raoul Faréniaux et Christian Grossan, secrétaire Michel Chavrot , trésorière Françoise Fournier. Bernard Cames reste chargé de la communication. Pour ce qui concerne les concerts, Françoise Chabrand sera assistée par Marie-Noëlle Robin. Jacqueline et Bernard Bonnet-Bussert, quant à eux, auront en charge les expositions.

Christian Grossan

* Programme de la Fête patronale de la Saint-Barthélémy (sous réserve de modifications)

Samedi 19 août :

- Toute la journée : Brocante

- 21 h : retraite aux flambeaux

- 22 h : feu d'artifice et soirée dansante

 

Dimanche 20 août :

- 8 h 30 : cross pour tous (3 circuits de niveaux différents ~ inscriptions à l'O.T. ou sur place)

- 9 h 30 : fabrication d'une fontaine

- 10 h 30 : messe et concert de cloches

- 12 h : pot d'accueil en musique avec le duo de jazz "Loudji"

- 13 h : repas tartiflette (réservations à l'Office du Tourisme)

- 14 h 20 : concours de boules

- 14 h 30 : jeux traditionnels (pêche à la ligne, aux anneaux, pêche à la truite vivante, jeu du klaxon, jeu surprise des commerçants, concours de lancer d'oeuf frais, pesée du jambon, jeu du calendrier...)

- 15 h 30 : démonstration des scieurs de long

et aussi : Jeux du Monde, promenade en calèche, danse traditionnelles avec les Gounellouns

 

Mercredi 26 juillet 2006 : Fête de la randonnée

« Les familles en marche » : Une fête de la randonnée pour la fusion V.A.L.V.V.F., les villages émotion.

De la même manière qu'on ne parle pas des trains qui arrivent à l'heure - et il y en a-, dans le monde économique on ne parle pas des mariages heureux.

C'est pourtant la fusion du groupe VVF Villages et du groupe VAL que Carole TRAVER, directrice du village de vacances L’Hochette de Ceillac depuis octobre 2003 a voulu célébrer en organisant, comme tous ses collègues, une "Fête de la randonnée". Une fête qui a réuni les familles en vacances autour d'un plantureux pique-nique avec grillades, à proximité de la bergerie du Bois-Noir, dans la haute vallée du Cristillan.

Auparavant, sous la conduite d’accompagnateurs en montagne - la FFRP étant partenaire de VALVVF -, les vacanciers avaient parcouru à pied différents itinéraires de randonnée montagne et découvert les richesses multiples et parfois secrètes du patrimoine naturel, végétal, animal et paysager.

La convivialité était au rendez-vous et cette journée d'échanges et de rencontres aura marqué les nombreux participants qui auront ainsi à leur manière, par cette fête de la randonnée, salué la naissance de la plus grande association de tourisme social et familial en France. En effet, le groupe VALVVF représente désormais 102 villages de vacances en France, soit 6382 logements pour une capacité d'accueil de 31873 lits.

Le village de vacances L’Hochette de Ceillac qui comporte 289 lits répartis dans 73 logements a été mis en service en 1971. Propriété de la commune de Ceillac, il a d'abord été exploité par l'association Vacances Promotion puis par le groupe VVF Vacances et ensuite l’association VVF Villages. L’association VALVVF a été créée le 21 avril 2006 : une fusion pour une nouvelle dynamique !

Christian Grossan

 

Dimanche 30 juillet 2006 : Naissance de Gabin

Gabin, fils de Claire Chabrand et de Bruno Espitalier est né ce matin, à 2 heures, à Gap. Avec un poids de 3,5 kg et une taille de 53 cm, il est en pleine forme, tout comme sa mère.

Il fait évidemment le bonheur de sa famile dont beaucoup de membres ont, avec son arrivée, changé de statut ...

 

 

Mercredi 26 juillet 2006 : Pélerinage au lac Sainte-Anne

Sainte-Anne : toujours plus de ferveur

Rarement le pèlerinage de Sainte-Anne aura réuni autant de monde. Venus depuis la haute-Ubaye par le col de Girardin et depuis Ceillac par Chaurionde et le lac Miroir, c’est par centaines que les pèlerins sont montés puis se sont rassemblés devant la petite chapelle où 12 prêtres ont concélébré la messe.

Face au cadre prestigieux de la Font-Sancte et dominant le beau lac, le père Marius Chevallier s’est réjoui de prêcher pour la première fois dans une aussi belle cathédrale...

Christian Grossan

 

Les pélerinages aux fontaines saintes et aux lacs ont été nombreux dans les Alpes et le premier écrit a faire part de celui de Sainte-Anne date de 1699 : "9 juillet 1699, sommes allés en procession au lac de la Doux, à cause que nous avions besoin de pluie...".

La crainte de la sécheresse, véritable hantise à une époque où l'on comptait plus de 2000 moutons au village (auxquels s'ajoutaient les autres herbivores, vaches, ânes et mulets) qu'il fallait nourrir avec du foin durant les 6 mois d'hiver, était le motif premier et récurrent de ce pélerinage.

Le lac était appelé lac Dous en 1630, puis Ladous, Ladoux, La Doux... avant que le nom de Sainte-Anne n'apparaisse la première fois en 1751. L'étymologie de "La Doux" a probablement pour origine le verbe latin ducere, aux multiples sens dont celui d' extraire, faire sortir, boire... et qui par extension faisait certainement allusion à la source située en contrebas du lac.

Il existe une légende qui explique le changement de vocable du lac :

"Il ya bien longtemps, deux petits bergers qui gardaient le troupeau avec leurs parents dans les alpages de l'Adoux, firent, avec quelques branchages, un petit radeau.

Par jeu, ils se mirent à naviguer sur le lac. Au début, ils avancèrent vite, s'aidant de leurs mains en guise de rames. Mais, arrivés au milieu, les forces leur manquèrent. Ils avaient beau faire, ils restaient là, immobiles, et la rive paraissait si lointaine... Ils n'osaient pas s'agiter car l'embarcation leur sembla tout à coup bien fragile et l'eau était si profonde, si noire, si froide au milieu du lac...

Les parents, inquiets de leur absence, puis affolés par leurs cris et leurs larmes, se précipitèrent sur les lieux. Ne sachant pas nager, ils couraient autour du lac, essayant par leurs conseils de calmer et de guider les enfants qui, désespérément, restaient au milieu du lac.

Alors, dans un geste de foi profonde, en larmes, à genoux, ils implorèrent Sainte Anne, faisant le voeu de fonder un oratoire, à elle dédié, si les enfants étaient sauvés.

Une bise légère se mit à souffler qui, doucement, ramena le frêle esquif et ses petits passagers vers la rive où se dresse maintenant la chapelle."

 

Il est fait mention de la chapelle en 1743 mais sa construction est très vraisemblablement bien antérieure. Elle fut emportée par une avalanche qui traversa le lac en 1918, et reconstruite, sans son avancée, en 1920 après une collecte de fonds. Elle a été restaurée en 2003, grâce aux dons de "Patrimoine et Logis de France".

La Chapelle avant sa destruction par l'avalanche de 1918.

Reconstruction en 1920.

 

Chapelle en 2002.

Chapelle en 2003, après sa restauration.

 

Mardi 18 juillet 2006 : Portrait d'un berger communicant

Chaque mardi, le berger de la vallée du Bois Noir, Eric Gousset, propose une journée "rencontre en alpage" * à destination des visiteurs de la vallée. Le 11 juillet dernier, ce ne sont pas moins de 70 personnes qui se sont rendues à la bergerie du Lacas pour connaître un peu mieux le métier de berger, son rôle propre et aussi les missions spécifiques de l'aide-bergère, des chiens de conduite et des chiens de protection.

Fils d'ouvrier, Eric Gousset, a découvert le Queyras grâce à ses parents qui en étaient passionnés. Très tôt, à l'âge de 14 ans, après une rencontre avec un berger, il a choisi sa voie, devenir lui-même éleveur. Pour ce faire, il a suivi une formation complète au lycée agricole de sa région.

En 1993, il s'installe avec 80 brebis dans les Alpes de Haute-Provence à Prads. En 2002, ce sont 300 bêtes qu'il a en charge, puis début 2006, il atteint le seuil de rentabilité pour un éleveur de plaine, à savoir 600 têtes (le seuil est de 300 animaux pour les troupeaux de montagne, les aides étant plus importantes).

Le berger sur son cheval camarguais accompagné des deux chiens de conduite.

 

Le travail annuel se partage en 4 périodes, qui se calquent plus ou moins sur les saisons. A l'automne, c'est l'agnelage. Les agneaux sont vendus directement aux particuliers à l'occasion des fêtes religieuses (Pâques, Noël...) quand ils ont 4 mois environ. Ils sont aussi vendus, pour moitié, à l'étranger. Les ventes sont parfois difficiles, les cours du mouton n'évoluant guère depuis des années, et la concurrence néo-zélandaise étant sévère.

Les moutons passent l'hiver au pied de la montagne Sainte-Victoire, se contentant des maigres herbages qui y poussent.

Au printemps (avril-mai), c'est la tonte. La laine est vendue, à raison d'un €uro le kg, surtout à la Chine ou aux pays de l'est qui en feront notamment des matelas.

Enfin, l'été, c'est la transhumance. Les bêtes montent en alpage afin de trouver l'herbe devenue rare en Provence, écrasée par la chaleur estivale qui dessèche la végétation.

 

Cette année, Eric Gousset a en charge 900 moutons, qui lui appartiennent en propre, auxquels s'ajoutent 1200 moutons des exploitants locaux. C'est la première fois qu'il loue des alpages sur Ceillac et il s'en montre très satisfait jusqu'à maintenant :

- l'ensemble des pâtures se situent sur un seul versant, qui plus est dépourvue de barres rocheuses et donc plus facile à surveiller

- l'accès à la bergerie est possible en 4x4

- les bergeries se montrent tout à fait confortables

- les bergers sont équipés de radios fournies par le parc

- les alpages sont de qualité et l'eau ne manque pas.

L'emploi du temps du troupeau de la journée est assez régulièrement le même tout au long de l'estive. Le matin, les moutons partent pâturer, à la fraîche, vers 6 heures. Ils chaument (se reposent et ruminent) de 11 heures jusqu'à 16 heures, heure à laquelle ils retournent manger jusqu'à la tombée de la nuit. Au final, le rythme des moutons se confond assez bien avec celui de leurs cousins chamois, bouquetins et autres mouflons.

Quant à l'aide-bergère, il s'agit de Sophie Tangis, originaire du sud-ouest et qui s'est installée à Molines depuis 3 ans. Accompagnatrice en Moyenne Montagne, sa présence durant toute l'estive lui sera une expérience complémentaire irremplaçable. Elle devrait d'aileurs mettre sur le papier ses impresssions recueillies au jour le jour et les diffuser par l'intermédiaire du site internet d'Eric Gousset (1000moutons.com).

Elle est embauchée par le groupement pastoral de la vallée qui reçoit à cet effet des subventions du ministère de l'agriculture. Son rôle est de répondre au surcroît de travail engendré par la présence du loup. Elle doit donc veiller au parcage du troupeau le soir, surveiller les animaux la nuit, s'occuper des chiens de protection et s'assurer du ravitaillement des hommes et des bêtes.

Pour en savoir beaucoup plus sur l'homme, son métier et tous ceux qui concourrent à la garde du troupeau, n'hésitez donc pas à le rejoindre sur le terrain. Eric comme Sophie sont très ouverts et ont un sens relationnel établi qui fait l'unanimité.

* Rendez-vous est donné soit sur la place Philippe Lamour au centre du village à 9 h pour une montée (accessible à tous) à la bergerie avec Sophie, l'aide-bergère, qui, tout au long du trajet apportera quantité d'informations, ou directement au pied des Chalmettes, vers 11 heures. Prévoir des chaussures et des vêtements adaptés aisni que de l'eau et un pique-nique.

 

Lundi 17 juillet 2006 : Exposition à Sainte-Cécile

La nature célébrée

La belle église de Sainte-Cécile accueillera durant tout l’été une exposition d’une rare qualité. « La nature célébrée » présente des œuvres du graveur et peintre Maurice Maillard et du peintre enlumineur Didier Michault.

A. Fourny (1er adjoint), J.C. Catala (Conseiller général), J.C. Carle (Maire), J. Vallet (directeur du Parc) et P. Blanc (Président du Parc et maire d'Arvieux) très attentifs aux explications de Maurice Maillard qui présente ses gravures.

Maurice Maillard est le directeur de la Maison des arts d’Evreux. Il expose régulièrement dans les galeries parisiennes et normandes et ses œuvres sont présentes dans une trentaine de musées en France et en Europe.

Qu’il s’agisse de ses toiles acryliques de grand format ou de ses gravures de taille très réduite, chaque œuvre commence par intriguer : la palette souvent sombre, la gravure dense sont peu explicites au premier abord. Comme s’il y avait là… presque rien ! Le spectateur s’approche : il est pris !

Les plans successifs se dessinent et se creusent. Le « désert » l’ « arbre » ou le « paysage » que l’œil croit reconnaître sont invitation à s’interroger sur ce qu’on voit, à s’arrêter sur ce qui est évoqué, à &