La Camargue
a été formée sur un lit de galets et
d'alluvions apportés respectivement par la Durance
(un fleuve à l'origine) et par le Rhône,
dont l'embouchure est en forme de delta (avec deux
branches principales : le petit Rhône et le grand
Rhône). Autrefois, il y a eu jusqu'à 7 bras
différents, au tracé fluctuant, ce qui a
permis un afflux important de matières, bien
réparties.
L'irrigation
continue a permis, par un apport en eau douce, plus
légère que l'eau salée, d'obtenir
des terres cultivables (terres hautes) non
imprégnées d'eau salée.Cette
irrigation est obtenue grâce à des canaux
qui parcourent les terres hautes de la Camargue depuis le
petit et le grand Rhône. Un système de
marteleires (petites écluses) permet d'arroser les
pâturages et les cultures (le riz, surtout, qui
satisfait la moitié de la consommation
française). Les crues du Rhône sont
contenues grâce à des digues distantes du
fleuve avec une ripisylve large.
On trouve, en marchant depuis les bras du fleuve,
jusqu'à la mer, 4 types de paysages, correspondant
à 4 niveaux différents :
-
les bourrelets alluvionnaires (arbres)
- les
pelouses (herbes et fleurs)
- les
sansouïres, très sèches, où
ne poussent que de petites plantes comme la salicorne
(au goût salé), la saladelle (qui rejette
le sel) et autres tamaris (arbustes hauts) et joncs
piquants.
- les
baïsses : eau saumâtre (salinité de
+ ou - 10g/l, à comparer avec les 30 ou 40 g/l
de l'eau de mer), lieu de prédilection des
oiseaux et donc de la
chasse.